• novembre 27, 2021
  • Aucun Commentaire
  • 310

Partenariat Cauvaldor Chambre d’agriculture Préparer l’avenir agricole du territoire

Partenariat Cauvaldor Chambre d’agriculture Préparer l’avenir agricole du territoire

Le conseil communautaire Cauvaldor du 8 novembre était entièrement dédié aux questions agricoles et agro-alimentaires. Les élus avaient invité le Président, le Directeur et une partie des équipes de la Chambre d’agriculture pour réaliser un point d’étape sur les différents axes de travail et parler de l’avenir de l’abattoir de Saint-Céré, suite à l’audit réalisé.

Depuis un an, la communauté des communes Cauvaldor à passé une convention de partenariat avec la Chambre d’agriculture pour préparer l’avenir agricole de son territoire. En outre, la Chambre a été choisie par appel d’offre pour mener un audit sur l’abattoir. La collectivité a souhaité consacrer ce conseil communautaire à un premier bilan que la Chambre d’agriculture a exposé sur ces 2 dossiers . Les différents axes de travail y ont été abordés afin d’analyser les résultats et les suites à donner.
Projet Alimentaire de Territoire
Cauvaldor a souhaité lancer un projet alimentaire de territoire, notamment pour renforcer l’approvisionnement de sa restauration collective en produits locaux de qualité. Cela passe par la présence de producteurs capables de fournir ces produits et par les outils de transformation comme l’abattoir de Saint-Céré ou l’atelier de découpe. La Chambre d’agriculture a travaillé cet enjeu en réalisant un large recensement auprès de 120 producteurs en vente directe du territoire. C’est une chance importante car ils rassemblent une large gamme de produits disponibles. Côté restauration collective, 61 établissements livrent 10 000 repas par jour, ce qui représente un débouché quotidien d’importance. Cette approche passe par une logistique adaptée et des coûts de transport maîtrisés, ce qui nécessite une réflexion concertée. Car il faut rappeler que les prix d’achat des produits sont très contraints en restauration collective. Sur un plan opérationnel, Mangez Lotois a déjà ouvert une nouvelle tournée sur le nord est du département, et rassemble les produits des fournisseurs pour les livrer aux acheteurs. Les élus ont salué ces avancées et souhaitent poursuivre cette démarche.
Abattoir de Saint-Céré
L’abattoir et l’atelier de découpe sont partie prenante de ce projet pour la fourniture des viandes. Si Cauvaldor est avant tout un territoire d’élevage, la consommation locale de ces viandes exige la pérennité de ces outils au coeur du secteur pour pouvoir les transformer.
L’audit technique, financier et commercial a montré et établi comment la viabilité de l’abattoir passe par l’augmentation du tonnage et l’arrivée de nouveaux apporteurs. Il a également mis en évidence de forts besoins de recrutement en personnel qualifié pour contrôler la qualité ou développer l’offre. Les élus ont salué la qualité du diagnostic et la pertinence des propositions. Ils ont pris conscience de la nécessité de moderniser l’outil pour le développer. La salle de découpe pose une autre problématique puisqu’elle ne peut pas et ne souhaite pas augmenter sa capacité de transformation des carcasses issues de l’abattoir. La discussion s’est donc orientée sur l’opportunité de créer une nouvelle plate-forme logistique dédiée aux viandes sur le site, et pourquoi pas couplée avec une légumerie. Car la demande locale est là aussi bien au niveau de la restauration collective que des magasins de la grande distribution comme les Leclerc par exemple.
Diagnostic transmission
L’avenir des exploitations agricoles était également abordé dans un contexte de fort besoin de renouvellement des agriculteurs locaux. La Chambre d’agriculture a réalisé un diagnostic du secteur en ciblant les chefs d’exploitation âgés de plus de 55 ans. Parmi les exploitants individuels, sur 220 enquêtés, plus d’une centaine vont prendre leur retraite dans moins de six ans dont la moitié n’ont pas de successeur. Ils cherchent donc un repreneur, souvent un profil hors cadre familial. C’est un nombre important qui exige un gros travail de suivi et d’accompagnement de la part des conseillers Chambre pour trouver les bons candidats susceptibles de s’installer sur ces fermes. Il faut parvenir à résoudre à la fois les questions de financement, d’accès au foncier, de formation au métier et d’intégration dans la profession. Une mission fondamentale qui exige un vrai savoir-faire et la multiplication des rencontres pour aboutir dans le temps. Cette présentation a fait prendre conscience aux élus Cauvaldor de l’ampleur de cet enjeu et du niveau d’expertise requis, d’où les ressources amenées par la Chambre d’agriculture.
Communication
Enfin, élus et professionnels avaient convenu du manque de connaissance des réalités agricoles actuelles de la part des habitants du territoire. La Chambre d’agriculture a donc organisé une première opération « fermes ouvertes » le 18 septembre dernier. Dix d’exploitations ont accueilli les visiteurs en ouvrant leurs installations et en expliquant leur métier. Les agriculteurs ont joué le jeu et toutes les filières de production étaient représentées, ce qui a permis de nouer des liens et de montrer en toute transparence, les atouts comme les contraintes du métier. Beaucoup de ces visiteurs ont découvert des méthodes de travail qu’ils ne connaissaient pas. Le succès de cette initiative appelle sa réédition l’année prochaine. Les élus de Cauvaldor s’en sont félicités et souhaitent poursuivre ce partenariat.