• mai 11, 2023
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Chambre d’agriculture : Formation bien être animal

Chambre d’agriculture : Formation bien être animal

Tous les élevages de porcs et de volailles sont désormais tenus d’avoir un référent « bien être animal », et donc de suivre cette formation ainsi que la réalisation d’un module en distanciel. C’est pourquoi la Chambre d’agriculture organise cette journée avec l’appui de Vivéa.

 

La réglementation impose désormais cette obligation à tous les élevages de porcs et de volailles maigres ou grasses. Ce référent « bien être animal »peut être le chef d’exploitation ou un salarié de la ferme. Animée par Jean Jacques Evard et Macarena Sirejol, cette formation a pour objectif de mieux cerner le bien être animal, comprendre ses fondements, et y répondre dans les meilleures conditions possibles. Ce domaine autrefois absent de la réglementation s’est peu à peu imposé sous la pression de la société. Depuis 2015, le code rural stipule que tout animal est réputé sensible et représente donc un être vivant qui doit être respecté au quotidien. Les éleveurs n’ont cependant pas attendu cette réglementation pour savoir s’occuper de ce sujet qui fait partie de leur métier au quotidien.

 

Définition

Respecter le bien être animal nécessite de comprendre les besoins des animaux, leurs comportements et leurs attentes. La formation commence donc par l’explication de cette définition précise. Plusieurs scientifiques s’y sont penchés dessus pour parvenir à ce cadre. Le bien être de l’animal consiste à remplir ses cinq besoins fondamentaux : l’absence de faim et de soif, l’absence de douleurs, blessures ou maladies, l’absence de stress de peur ou d’anxiété, le confort de l’habitat (possibilité de se mettre à l’abri en cas de pluie…), l’expression du comportement de l’espèce (canards qui battent des ailes…). Lorsque ces cinq points sont remplis, l’animal est considéré en état de bien être. On constate donc que le bien être est multidimensionnel et propre à chaque individu, tous ne réagissant pas de la même manière au stress, à la maladie…

 

Identification du mal être

Il convient avant tout de comprendre les besoins spécifiques de l’espèce élevée. Il est évident qu’un cochon n’a pas les mêmes besoins qu’un canard ! De plus, à l’intérieur de chaque espèce, cela dépend de l’âge de l’animal. Un juvénile n’aura pas les mêmes attentes qu’un adulte. Il faut surtout aiguiser son sens de l’observation pour repérer les signes du mal être de l’animal. C’est l’une des qualités essentielles de l’éleveur, savoir identifier la moindre anomalie de comportement puis détecter la source du problème. Et ensuite savoir quand il faut prendre la décision d’intervenir, de le mettre à l’infirmerie, voire de le mettre à mort. Cela demande une parfaite connaissance du comportement de ses animaux et un suivi régulier. Enfin, au moment de partir à l’abattoir, il convient également de limiter au maximum les actions traumatisantes. Cette journée de formation a permis de préciser tous ces points et d’échanger entre les participants afin que chacun puisse exprimer son ressenti. Pour ceux qui souhaiteraient y assister, d’autres sessions sont prévues. Vous pouvez contacter le service formation de la Chambre d’agriculture.