• septembre 20, 2023
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Dix ans de succès et une prospective sur le Malbec

Dix ans de succès et une prospective sur le Malbec

De nombreux vignerons participaient à la rencontre avec les trois prescripteurs de stature internationale, en présence de la direction de la Capel

 

De nombreux vignerons ont participé au dixième anniversaire du laboratoire, le 1er septembre à Anglars-Juillac. Celui-ci avait organisé une grande dégustation de vins à base de Malbec avec trois grands prescripteurs nationaux, suivie d’une conférence sur l’avenir du marché et des vins.

 

Voilà déjà dix ans que le laboratoire Oeno 46 s’est constitué, prenant ses quartiers au pôle viticole d’Anglars-Juillac. Que de chemin parcouru depuis sa création puisque le laboratoire oenologique a renforcé ses équipes pour proposer aujourd’hui un véritable suivi complet des vignerons qui lui font confiance. Grâce à des équipements modernes de dernière génération, comme le microscope à épifluorescence, les deux œnologues très pointus, Alexandre Gélis et Justine Tissandié, peuvent suivre au plus près les fermentations des vins et conseiller les viticulteurs. De la vigne à la cave, le laboratoire est donc équipé pour aider tous les viticulteurs à optimiser les vinifications afin d’obtenir les meilleurs produits.

 

Anniversaire

Pour fêter ce succès, le laboratoire avait invité tous ses adhérents à une rencontre en présence des trois dégustateurs prescripteurs, Antoine Gerbelle (chroniqueur vin à France Inter), Andrew Jeeford (journaliste viticole pour de grands titres Anglais)et Maria Valéria Gamper (meilleure sommelière des Amériques 2022). Pendant deux jours, ces trois spécialistes ont été invités à déguster 80 cuvées de Cahors malbec et 80 autres vins à base de malbec de la France entière. Une dégustation à l’aveugle, en présence des œnologues du laboratoire, pour une notation et un avis général sur les qualités et les évolutions de ces vins. Le but de cette démarche était de donner un avis objectif sur le positionnement qualitatif et stylistique actuel des vins de Cahors. De fait, la démarche a porté ses fruits avec des commentaires intéressants sur les perspectives futures. Les trois dégustateurs ont par exemple noté que les vins de Cahors à base de malbec résistent mieux au réchauffement climatique en conservant davantage de fraîcheur des tanins, une belle acidité, et sont moins asséchés par l’alcool que ceux des autres régions. Ce sont des qualités recherchées par les consommateurs. Précisons toutefois que les vins dégustés font partie de la gamme des prix plutôt haute, 15 à 30 € la bouteille. Ils ont également souligné que notre appellation reste toute petite au regard du vignoble Français, ce qui la positionne au niveau de «l’artisanat d’art » du secteur. Ils ont donc conseillé de la tirer vers l’excellence en vendant également son formidable passé historique, le patrimoine de son terroir et son cépage le Malbec qui reste très porteur. A la question « faut-il hiérarchiser l’appellation ? », ils ont répondu de façon très circonspecte, Andrew Jeeford disant clairement que cette idée n’est plus d’actualité. Enfin, ils ont souligné la crise que traverse aujourd’hui le vin rouge Français, et le marasme du négoce afférent. Ils ont insisté sur la nécessité de réinventer un nouveau négoce plus participatif intégrant les valeurs actuelles de respect de l’environnement, de recyclage des déchets, afin d’attirer les jeunes générations qui se détournent du vin rouge.