• mars 29, 2024
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Coopérative d’insémination de Montauban : Tassement de l’activité

Coopérative d’insémination de Montauban : Tassement de l’activité

Cette assemblée générale se tenait à l’aérodrome de Cahors

 

La coopérative boucle son exercice 2022/2023 avec une baisse d’activité d’insémination aussi bien en vaches laitières qu’allaitantes, conséquence des arrêts de production. 

 

Les éleveurs adhérents de la CIAM étaient réunis en assemblée générale le 27 février à Cieurac sur le Lot. Le président, André Boudy, soulignait les difficultés de la conjoncture économique actuelle pour les éleveurs qui voient leurs marges fondre sous le poids croissant des charges de production. La coopérative en subit les conséquences, à l’image de tout le secteur, avec une activité qui diminue de 15 % sur les inséminations totales et 10 % sur les inséminations premières. Elle intervient sur des secteurs à peu près stables, principalement le Lot et le Tarn et Garonne, ainsi qu’un peu en Dordogne, Lot et Garonne, Gers et Haute Garonne. Les vaches laitières constituent les trois quarts de son activité, le reste étant composé de vaches allaitantes. Ses responsables déplorent le manque d’engagement génétique des élevages allaitants pourtant très présents sur son territoire d’intervention. C’est la conséquence de la conjoncture politico-économique (PAC, charges…) qui détourne les élevages de la production. C’est particulièrement visible en bovins viande où les troupeaux s’extensifient au détriment de la performance génétique. Les autres services rendus par les techniciens de la coopérative baissent également, les constats de gestation, la synchronisation de l’œstrus ou le parage.

 

FCO et MHE 

La coopérative avait invité Théo Chomarat, professeur à l’école vétérinaire de Toulouse, pour analyser les conséquences des épidémies de FCO et de MHE sur la reproduction des bovins. Il a d’abord rappelé l’origine de ces deux virus. La FCO, maladie tropicale, est arrivée en Hollande en 2006, personne ne sachant comment. Puis elle est remontée d’Afrique du nord via l’Espagne. Ce virus possède 28 variantes de sérotypes différents et c’est certainement sa recombinaison du sérotype 8 qui a engendré la nouvelle épidémie à l’été 2023. La MHE est également arrivée par l’Espagne en 2022, transmise par un insecte culicoïde piqueur, surtout actif en été et automne. Les deux maladies provoquent les mêmes signes cliniques et sont souvent difficiles à distinguer. Il faut donc réaliser des analyses poussées. La FCO a des conséquences économiques importantes car elle altère la reproduction des bovins, provoquant infertilité et malformations. Le vaccin est heureusement disponible et assez efficace. Quant à la MHE, personne n’en connaît les conséquences car c’est la première épidémie mondiale. On peut supposer que son impact sur la reproduction sera notable, et il n’existe pas encore de vaccin disponible, mais les laboratoires y travaillent. Les éleveurs sont donc inquiets des pertes économiques engendrées par ces deux épidémies concomitantes.