• avril 1, 2025
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Groupama Lot : De bons résultats grâce à une année à la météo clémente

Groupama Lot : De bons résultats grâce à une année  à la météo clémente

Les responsables des caisses locales de Groupama Lot étaient réunis en assemblée générale le 14 mars à Gramat. Le président de la Fédération Lotoise, Géraud Sindou, avait invité le président de Groupama d’Oc, Pierre Martin, et la nouvelle directrice, Florence Bousquet, pour détailler les résultats de l’assureur et entrevoir l’avenir dans un contexte général qui se tend.

Avec 31400 sociétaires clients, un réseau de 266 élus au sein de vingt trois caisses locales et 63 collaborateurs, Groupama est le premier assureur du département. Très implanté dans le milieu agricole et rural, il poursuit son développement et son adaptation aux évolutions de notre territoire. En 2024, il a ainsi réalisé quatre nouvelles fusions de caisses locales : Cahors-Lamagdelaine, Haut Lendou-Castelnau-Montratier, Luzech-Sauzet, cœur de vignoble-plateau. Un mouvement initié depuis quelques années et qui s’achève avec désormais ces vingt trois caisses qui ont renouvelé leurs conseils d’administration et leurs statuts. Cette réorganisation permet de faire monter les élus en compétence dans une conjoncture aujourd’hui complexe qui nécessite des analyses pointues. Ainsi, l’assureur a pris l’initiative de former cinq élus « facilitateurs » capables d’intervenir rapidement sur le réseau Lotois pour améliorer l’écoute des clients sinistrés et mettre en place des actions de prévention efficaces.

Faible sinistralité

Les responsables présentaient ensuite les résultats de l’année 2024. Grâce à une météo clémente sans orages ravageurs ni tempêtes, Groupama a pu dégager des résultats financiers corrects. L’assureur obtient de bons chiffres sur tous les marchés et accuse juste une hausse des sinistres en auto. Son chiffre d’affaire est en légère hausse, notamment grâce à une collecte record en épargne. Cependant, le nombre de clients est en légère baisse, la concurrence entre assureurs étant aujourd’hui exacerbée et la fidélité en recul. La direction engage donc les équipes à prospecter de nouveaux clients en s’appuyant sur un sondage qui montre que 65 % des adhérents sont très satisfaits des services de Groupama dont la réputation est connue. Un score excellent qui constitue un argument important pour cette démarche de développement.
Géraud Sindou s’en félicitait en remerciant les élus Lotois des caisses locales qui travaillent au quotidien dans le réseau, ainsi que les équipes commerciales ayant obtenu ces bons résultats. Pour 2025, il précisait que la priorité est à la dynamisation du réseau mutualiste. Cela passe par le renouvellement des élus, le renforcement de leur formation avec le concours du programme régional, l’animation du réseau des élus facilitateurs, et l’amplification de la prévention avec les formations adaptées. Groupama poursuit également ses collaborations avec de nombreux partenaires, organisations agricoles, clubs sportifs ou culturels, collectivités locales… L’assureur est ainsi implanté au cœur même de la vie locale et connaît donc parfaitement les besoins et les risques des activités.

Résultats régionaux et nationaux

La directrice de Groupama d’oc présentait ensuite les résultats de la caisse régionale. De bons chiffres grâce là encore à la météo clémente de 2024. Tous les marchés sont bien orientés, l’automobile qui tire profit des actions de prévention, l’habitation ou la santé. L’assureur entend néanmoins sécuriser et renforcer ses marges techniques pour dégager des moyens supplémentaires afin de pouvoir faire face aux aléas croissants et au contexte réglementaire difficile. Pierre Martin en expliquait les raisons, une réassurance internationale très compliquée et très chère, le renforcement des risques climatiques avec une accélération de la fréquence des sinistres, et le recours croissant aux complémentaires maladie pour suppléer le désengagement de l’Etat. Malheureusement, tous ces phénomènes rendent de plus en plus compliqué le travail des assureurs dont la rentabilité se réduit. Pierre Martin revenait sur le secteur agricole « c’est le marché où Groupama est le plus implanté eu égard à son histoire. Mais ces dernières années, c’est aussi notre marché le plus déficitaire ! Elles ont été marquées par des évènements climatiques d’ampleur qui nous imposent de revoir notre modèle d’assurance et de fournir des solutions concrètes à nos clients. Il s’agit de trouver les bons services pour les accompagner dans ce changement… ». Pour commencer à répondre à cette problématique, Groupama avait invité comme conférencier, Marc Boubal, son directeur technique Data et Indemnisation qui s’est penché sur l’expertise du changement climatique.

Marc Boubal : « Les sinistres climatiques s’accentuent inexorablement ! »
« Les statistiques de l’ensemble des assureurs mondiaux montrent clairement une dégradation inexorable des risques climatiques depuis plus de dix ans. Le changement climatique accentue le nombre et l’ampleur de toutes ces catastrophes, des orages de plus en plus violents, des tempêtes de plus en plus fortes, des sécheresses et canicules toujours plus dures… En tant que premier assureur du monde agricole et rural, Groupama est davantage exposé à ces risques que les autres assureurs, ce qui représente un poids financier considérable. Aujourd’hui, nos calculs démontrent que la charge financière induite est bien supérieure à ce que nous avions estimé il y a dix ans ! Et toutes les prévisions sérieuses des experts nous annoncent une accentuation de cette dégradation dans les années à venir. Nos principaux risques sont la sécheresse, l’inondation, la tempête et la grêle. Jusqu’à maintenant, nous pouvions les réassurer à des conditions avantageuses mais la multiplication des sinistres mondiaux a conduit les réassureurs à doubler leurs taux, un choc très violent pour Groupama. Nous avons donc été contraints d’arrêter ces contrats pour réassurer nous-mêmes ces risques, ce qui nous coûte très cher. C’est pourquoi nous étudions des mesures de prévention afin d’en limiter les conséquences. Pour les inondations par exemple, nous croisons les cartes afin de définir les zones à risques et d’adapter l’assurance en fonction de la localisation du bien sur ces zones. Les périodes de sécheresse et d’humidification des sols provoquent également des fissures dans les mûrs des bâtiments posés sur les terrains argileux. Nous avons donc cartographié les zones à risque à partir de l’étude des sols afin de donner un score à chaque bâtiment. Cela nous permet d’être très précis afin de moduler notre part de marché sur ces zones pour limiter nos risques… »