- février 14, 2026
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PAC : Ils font confiance à la chambre d’agriculture du Lot
À chaque année, son dossier pour la PAC. Et avec lui, son lot d’incertitudes pour les agriculteurs pour qui ces aides constituent un revenu souvent essentiel à la survie de leur exploitation. La chambre d’agriculture du Lot accompagne 80 % des agriculteurs du territoire dans cette démarche, grâce au travail des conseillers territoriaux. Thierry Moles et Nicolas Gauzin font partie des professionnels qui font confiance à la chambre pour leur dossier PAC.
Thierry Moles, éleveur de bovins allaitants installé à Anglars depuis 1996, en EARL depuis 2024.
Depuis ses débuts, Thierry Moles a fait appel à la chambre d’agriculture pour l’aider à préparer son dossier pour la PAC. Ensuite, il s’est dirigé vers une personne indépendante pendant deux ans. Mais il s’est aperçu que durant ces deux ans, il avait perdu de l’argent à cause de dossiers incomplets. Il a alors décidé de se retourner vers la chambre d’agriculture pour cette démarche, en 2024.
Il a toujours connu les techniciens de la chambre. Il décrit : “Ils sont disponibles et donnent beaucoup de renseignements.
Laura Gauzin est la conseillère chambre de la zone géographique dont dépend Thierry Moles. C’est elle qui s’occupe de son dossier PAC dorénavant. Elle déclare : “La réglementation évolue chaque année. À la chambre, nous avons accès à toutes les actualités et à des outils de vérification. Aussi, nous avons une marge de manœuvre pour modifier les dossiers grâce à notre lien avec la Direction Départementale des Territoires (DDT). L’an passé, la conseillère a reçu les agriculteurs dans les communes de Saint-Céré (où son bureau est basé) et Planioles.
Thierry Moles raconte : “Je ne pourrais pas faire mon dossier PAC tout seul car je ne m’y connais pas beaucoup en informatique et j’aurais peur de me tromper. On n’est pas assez informés et les enjeux sont très importants. C’est une source de revenus pour nous, si l’on a pas ça, on est à terre. Je suis très satisfait de la prestation de la chambre et du travail de la technicienne de mon secteur. Grâce à cet accompagnement, j’obtiens un paiement de la PAC conforme et juste.”
Nicolas Gauzin est éleveur de canards gras et cultive des vignes et des céréales à Castelnau-Montratier. Il est installé en EARL depuis 2015.
Quand il a démarré son activité, il réalisait lui-même son dossier PAC, avec un soutien de la DDT. Basé dans le Quercy blanc, en zone vulnérable, il a vu les enregistrements phytos devenir obligatoires. Il raconte : « Je fais partie d’un groupement d’employeur, accompagné par la chambre pour ces enregistrements. Comme on faisait déjà cette démarche avec la chambre, j’ai décidé de lui faire appel pour la PAC en 2021. Le dossier se complique tellement, que c’est bien d’avoir des conseils de personnes qualifiées », ajoute-t-il.
Depuis cinq ans, il bénéficie de l’accompagnement de Vincent Audouit, conseiller territorial à la chambre d’agriculture et de Manon Muller, qui fait partie du groupement d’employeur. Parmi les spécificités des zones vulnérables, Nicolas Gauzin évoque les « bandes enherbées aux bords des cours d’eau » (bandes tampon pour essayer de retenir l’azote) et « les contrôles réguliers » qu’elles imposent. Et d’ajouter : « Cela peut être un sujet d’inquiétude pour les éleveurs. Il énumère d’autres conditions qui entrent en compte dans la PAC telles « la taille des surfaces par rapport au nombre d’animaux », la « diversité des cultures sur l’exploitation ». Grâce aux conseils de la chambre, il parvient à « optimiser au maximum l’aide ». Il rappelle aussi que « la moindre ligne loupée peut faire perdre gros. »

