• mars 20, 2026
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Surveillance sanitaire de la faune sauvage : les chasseurs, sentinelles de la nature

Surveillance sanitaire de la faune sauvage : les chasseurs, sentinelles de la nature

La détection précoce d’une maladie et son diagnostic sont essentiels pour protéger la faune sauvage, les animaux domestiques, les chasseurs et les citoyens en général. 

C’est la mission du réseau SAGIR (réseau national de surveillance sanitaire administré par l’Office Français de la Biodiversité – OFB), mais c’est aussi une des missions statutaires des fédérations départementales des chasseurs, qui doivent conduire des actions pour surveiller les dangers sanitaires. La Fédération des chasseurs du Lot assure une coordination de la majorité de ces dispositifs, en partenariat avec l’Office Français de la Biodiversité (OFB) pour le réseau SAGIR, ou une animation lorsque ceux-ci sont cadrés par la DDETSPP-SPAE (programme sylvatub pour la tuberculose bovine). 

Les chasseurs, sentinelles de la nature et référents sanitaires 

Les chasseurs sont, bien sûr, à la base de tous les dispositifs mis en œuvre, puisqu’ils sont présents sur le terrain, dans toutes les communes. Ils agissent comme « sentinelles de la nature ».  Sur les deux dernières années, près de 300 échantillons (cadavres d’animaux, prélèvements de sang, langues de sanglier…) ont été transmis par les chasseurs Lotois, au titre de la surveillance sanitaire, mais aussi pour répondre à des protocoles d’études. De plus, 1062 chasseurs ont suivi une formation spécifique « examen initial de la venaison » assurée dans le Lot, conjointement par un vétérinaire et un technicien référent de la Fédération des chasseurs. 

L’examen initial de la venaison, une étape essentielle

L’examen initial de la venaison, par un chasseur formé et référencé, reste une étape obligatoire avant toute « mise sur le marché » de carcasses de gibier tué à la chasse. Celui-ci effectue un contrôle de la carcasse, une vérification des viscères pour le grand gibier et remplit une fiche d’accompagnement du gibier, qui vise à assurer la traçabilité de la venaison. Ainsi, ces chasseurs formés sont à même de détecter des anomalies sur les carcasses pouvant être le signe de problèmes sanitaires, et doivent en informer les fédérations des chasseurs, ainsi que les pouvoirs publics.