- juillet 9, 2026
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Communiqué : Bulletin irrigation, une nouvelle semaine de très forte demande climatique
Une évapotranspiration toujours très élevée
Les prévisions météorologiques annoncent une nouvelle semaine marquée par une très forte demande évaporative. L’évapotranspiration potentielle (ETP) quotidienne variera de 7,7 à 9,0 mm/j, avec une moyenne de 8,40 mm/j, des valeurs nettement supérieures aux normales saisonnières. Dans ce contexte, les réserves en eau des sols continueront de diminuer rapidement, en particulier sur les parcelles superficielles ou à faible réserve utile. En l’absence de précipitations significatives, le pilotage de l’irrigation devra être particulièrement rigoureux afin de compenser les pertes par évapotranspiration et de maintenir les cultures dans un état hydrique compatible avec l’expression de leur potentiel de rendement.
Maïs : une vigilance maximale en pleine floraison
Les maïs se situent majoritairement entre les stades floraison mâle, floraison femelle et fécondation, période la plus sensible au déficit hydrique du cycle cultural. Avec un ETP moyen de 8,40 mm/j, les besoins en eau atteignent désormais 9,2 à 9,7 mm/j sur les parcelles en floraison, contre 8,0 mm/j à 16-17 feuilles. Toute rupture d’alimentation hydrique durant cette phase peut entraîner une mauvaise synchronisation entre émission du pollen et sortie des soies, réduisant le nombre de grains fécondés. Le maintien de la réserve facilement utilisable constitue donc un objectif prioritaire afin de sécuriser la fécondation et le potentiel de rendement.
Soja : les stades reproducteurs exigent une alimentation régulière
Les sojas évoluent désormais entre le début floraison (R1) et les stades R3-R4, caractérisés par la formation et le développement des premières gousses. Les besoins hydriques augmentent fortement et atteignent 6,7 à 10,9 mm/j, dépassant localement l’ETP moyenne pour les parcelles les plus avancées. Cette phase est particulièrement sensible au stress hydrique, susceptible de provoquer l’avortement des fleurs et des jeunes gousses, avec un impact direct sur le nombre final de graines. Les irrigations devront être pilotées de manière à maintenir une humidité suffisante dans l’horizon racinaire tout en optimisant l’efficience des apports.
Noyeraies : préserver le grossissement des fruits
Les noyers poursuivent leur phase de grossissement des fruits, durant laquelle la disponibilité en eau conditionne directement le calibre final des noix. Avec une demande climatique élevée et des besoins estimés à 7,6 mm/j, il est recommandé de maintenir des irrigations régulières afin de limiter les déficits hydriques. Une alimentation en eau insuffisante durant cette période peut réduire le remplissage des fruits et pénaliser la qualité de la récolte. Les apports devront être adaptés à la réserve utile des sols et à la capacité d’infiltration afin d’améliorer leur efficacité.

Maraîchage et asperges : adapter les tours d’eau
Les cultures maraîchères demeurent fortement dépendantes de l’irrigation sous ces conditions climatiques. En asperges, les parcelles en fin de récolte-débuttage présentent des besoins de 4,2 mm/j, tandis que celles débuttées depuis un mois atteignent 7,6 mm/j. Le maintien d’une alimentation hydrique régulière favorise la croissance du couvert végétal et la reconstitution des réserves des griffes, déterminantes pour la campagne suivante. Il est conseillé d’adapter les doses et les fréquences d’irrigation en fonction de la réserve utile des sols afin de limiter les pertes par drainage.
Betteraves porte-graines : sécuriser le remplissage des semences
Les betteraves porte-graines sont majoritairement engagées dans la phase de remplissage des graines, stade déterminant pour le rendement et la qualité semencière. Les conditions climatiques prévues maintiennent une forte demande en eau. Une alimentation hydrique régulière reste indispensable afin d’assurer un transfert optimal des assimilats vers les graines, de préserver le poids de mille graines et de limiter les pertes de rendement. Les irrigations devront être raisonnées selon la réserve utile des parcelles et l’avancement de la maturité afin de concilier efficacité de l’eau et qualité de production.

L’équipe « eau » du Pôle environnement et végétal chambre d’agriculture du Lot se tient à votre diposition n’hésitez pas à les contacter pour plus de renseignements :
05 65 23 22 22
Benjamin CAMPECH, chargé de mission en gestion de l’eau – 06 29 93 16 02
Clément MARTEL, Conseiller en gestion quantitative de l’eau – 06 25 76 26 28
et Félix JACQUEMIN, Technicien Spécialisé Eau – 06 17 37 79 94


