- juillet 10, 2026
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Communiqué : la FCO-3 évolue rapidement dans le département
La situation sanitaire vis-à-vis de la FCO-3 évolue rapidement dans le département. Treize foyers ont été déclarés au cours des 15 derniers jours, dont 12 foyers ovins et 1 foyer bovin. Les animaux les plus fréquemment touchés sont les agnelles, antenaises et béliers.
Cette prédominance des cas en élevage ovin n’est pas surprenante, les ovins étant généralement plus sensibles à l’expression clinique de la maladie que les bovins. Toutefois, nous ne sommes qu’au début de la période d’activité vectorielle et la vigilance doit rester maximale. Les bovins sont eux aussi exposés au risque d’infection, même si les signes cliniques peuvent être moins marqués ou passer inaperçus.
Dans ce contexte de circulation virale active, il convient de rappeler que la vaccination conserve tout son intérêt en prévention, mais qu’elle doit idéalement être anticipée avant les périodes de forte activité vectorielle afin de permettre le développement d’une protection efficace. La vaccination ne constitue pas un traitement des animaux malades et son efficacité est optimale lorsque les animaux sont vaccinés avant leur exposition au virus.
Pour l’ensemble des élevages, qu’ils soient ou non confrontés à des cas cliniques, il est fortement recommandé de porter une attention particulière au soutien de l’immunité des animaux. La circulation de la FCO-3 est désormais bien installée et la pression vectorielle ne fait que débuter. Dans ce contexte, une complémentation en iode, sélénium et vitamine E constitue une mesure de gestion sanitaire pertinente pour préparer les animaux à faire face à l’infection. Cette complémentation peut être réalisée sous forme de bolus, par voie orale ou via l’eau de boisson, selon les pratiques de l’élevage. Il est conseillé d’intervenir dès maintenant, sans attendre l’apparition de signes cliniques, afin d’optimiser les capacités de réponse immunitaire des troupeaux pendant cette période à risque.
Il est également essentiel de faire remonter et déclarer toute suspicion clinique auprès de son vétérinaire sanitaire afin d’assurer un suivi précis de la situation épidémiologique dans le département. En présence d’animaux suspects, le vétérinaire pourra évaluer la situation et prescrire les analyses adaptées. Pour confirmer un foyer, le recours à la PCR est indispensable. En effet, une analyse ELISA met en évidence la présence d’anticorps mais ne permet pas de distinguer une infection récente d’une infection ancienne ou d’une réponse vaccinale. La PCR reste donc l’examen de référence pour confirmer une infection en cours et objectiver la circulation active du virus sur le terrain.
La mobilisation des éleveurs, vétérinaires et organismes sanitaires est essentielle pour suivre au plus près l’évolution de la maladie et adapter les mesures de prévention à l’échelle du département.
G. LOUSTAU – GDS du Lot

