• juillet 28, 2026
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Chronique ovine. Moha, millet et sorgho : à pâturer cet été

Chronique ovine. Moha, millet et sorgho : à pâturer cet été

le millet peut être pâturé quelque soit sa hauteur sans problème sanitaire

 

Les dérobées d’été de types moha, millet et sorgho sont parmi les seules plantes qui restent vertes en cette période de forte sécheresse. Les rendements sont hétérogènes et souvent très modestes compte tenu des conditions météorologiques de ces derniers mois. Les valeurs alimentaires évoluent avec le stade de développement des plantes. En effet, quelle que soit l’espèce ou la variété, leur valeur protéique passe de plus de 80 g de PDI par kg de matière sèche au stade « épi 10 cm » à 60 g au stade « floraison ». Le fourrage pâturé est alors adapté aux brebis à l’entretien. La valeur énergétique ne subit pas la même diminution : les mohas, millets perlés et sorghos dosent environ 0,8 UFL par kg de matière sèche.

 

Danger pour les sorghos

Les sorghos fourragers renferment de la dhurrine, une substance qui libère de l’acide cyanhydrique en se dégradant dans le rumen. De fortes quantités ingérées entrainent une paralysie respiratoire. Lorsqu’il est pâturé, il est conseillé d’attendre une hauteur de 60 cm, en particulier pour les sorghos hybrides. Cette précaution est inutile pour les mohas et les millets. Enfin, il est également possible de pâturer les maïs qui ne pourront pas être récoltés.

 

Les activités du CIIRPO sont financées par l’Union Européenne et les conseils régionaux Nouvelle-Aquitaine et Région Centre-Val de Loire

 

© Laurence Sagot, Institut de l’Elevage/ CIIRPO