• septembre 28, 2026
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Communiqué : L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs ! Et les acteurs de l’aval et du commerce ne font pas mieux !

Communiqué : L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs ! Et les acteurs de l’aval et du commerce ne font pas mieux !

L’État et les assureurs doivent publier leurs estimations et regarder enfin la réalité du terrain.
Les prix des produits agricoles doivent monter !

Les canicules successives et la sécheresse de 2026 ont durement frappé toutes les productions agricoles.
Dans les élevages, la pousse de l’herbe est exceptionnellement faible depuis la fin du printemps et les stocks destinés à l’hiver ont été entamés dès le début de l’été. Sans rattrapage possible à l’automne du fait de l’absence de précipitations, de nombreux éleveurs devront acheter jusqu’à 50 % des fourrages nécessaires pour nourrir leurs troupeaux. Le maintien des cheptels est directement menacé.

Une prairie ne s’évalue pas uniquement depuis l’espace. Quand le satellite sous-estime les dégâts, l’État et les assureurs doivent regarder la réalité du terrain.

Les remontées des éleveurs et les bilans fourragers établis pour les cellules départementales de crise témoignent d’une dégradation majeure, qui s’est poursuivie tout au long de l’été et en septembre. Pourtant, l’indice satellitaire utilisé pour déterminer les indemnisations risque, une nouvelle fois, de sous-estimer les pertes. Des éleveurs assurés comme non assurés seront privés d’indemnisation ou indemnisés à des taux de pertes grandement sous-estimés.
La loi permet de contester l’indice et de recourir à des enquêtes de terrain. Pourtant, ce mécanisme n’est toujours pas opérationnel pour les prairies, qui constituent la seule production végétale à être traitée de cette manière.
Où sont les chiffres ? L’État et les assureurs disposent déjà d’estimations des pertes calculées par l’indice satellitaire. Pourtant, les éleveurs n’y ont pas accès. Chaque éleveur doit pouvoir connaître l’estimation retenue pour sa commune et la comparer à la situation réellement observée sur son exploitation.
Sans ces informations, aucune contestation sérieuse n’est possible. La transparence ne peut pas intervenir une fois les décisions d’indemnisation prises : elle doit être garantie dès maintenant.

Nous demandons donc à l’Etat et aux assureurs de :

  • Publier immédiatement, commune par commune, les taux de perte estimés par l’indice satellitaire ;
  • Déclencher des enquêtes de terrain officielles sous l’autorité des préfets et complétées par les données de l’Observatoire National de la Pousse de l’Herbe ;
  • Indemniser les éleveurs sur la base des pertes identifiées sur le terrain ;
  • Rétablir par décret, pour les non-assurés, un taux de prise en charge sur prairies de 45 % des pertes au-delà du seuil de déclenchement, comme en 2023.

Et que font les acteurs de l’aval des filières et du commerce ? Où est la mobilisation collective attendue pour aider les agriculteurs à maintenir leur niveau de production grâce à des prix qui montent ?

RIEN. Au contraire, ce sont des baisses de prix qui sont constatées depuis plusieurs mois !

Si les agriculteurs doivent continuer à assumer seuls les conséquences de la sécheresse, qui se
rajoutent à celles du contexte international (flambée du prix du GNR, des engrais…), nous nous dirigeons tout droit vers une rupture alimentaire en France par manque de production.

Nous demandons aux acteurs des filières et du commerce de :

  • Revoir immédiatement leurs grilles tarifaires afin que les prix des produits agricoles augmentent pour compenser l’explosion des charges subies sur les exploitations 

Appel à mobilisation dans tous les départements

Face à l’urgence et à l’absence de réponses à la hauteur des pertes, la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, les JA Auvergne-Rhône-Alpes, la COPAMAC et le Berceau des races à viande du Grand Massif central appellent à la mobilisation dans tous les départements du Massif central et d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Des actions seront organisées afin d’exiger la reconnaissance des pertes réelles, l‘indemnisation rapide de toutes les exploitations touchées et la prise en compte de l’explosion des charges dans les prix de vente de toutes les productions.

Les modalités seront communiquées dans chaque département.

L’agriculture brûle, le satellite regarde ailleurs.
Une rupture alimentaire par défaut de production est possible en France.
Mobilisons-nous !