• octobre 9, 2026
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Communiqué : Soutenir les éleveurs face à la sécheresse – des indemnisations justes et des prix décents !

Communiqué : Soutenir les éleveurs face à la sécheresse – des indemnisations justes et des prix décents !

Ce matin, le Président de la FNB a interpellé la ministre de l’Agriculture sur la dégradation des prix des broutards, avant de revenir sur la situation fourragère catastrophique des éleveurs, face à la pénurie d’herbe.
En réponse, lors de sa prise de parole, la ministre a annoncé que l’État mettra en place l’équivalent de prêts de trésorerie à taux zéro, pour un encours de 2 milliards d’euros. Elle a également annoncé, sur la prédation, une hausse du taux de prélèvement pour les loups de 2%, ainsi que le report annuel si le plafond n’était pas atteint. Enfin, elle s’est engagée sur une publication rapide, et en tout état de cause avant le salon de l’Agriculture, des décrets d’application de la loi d’urgence agricole, notamment concernant l’accès à l’eau et les ICPE. Ce sont des avancées.
Concernant les indemnisations liées à la sécheresse des prairies, nous déplorons l’absence de prise en compte, à ce stade, de la demande d’une indemnisation à 45 % des pertes pour les éleveurs non assurés, alors que la faible adhésion à l’assurance s’explique par le défaut de fiabilité du satellite. Cependant, reconnaissant les failles du dispositif, la ministre a enfin décidé d’activer l’article 4 de la loi Duplomb, avec la réunion obligatoire des Comités Départementaux d’Expertise, dans tous les départements, dès la semaine prochaine et d’ici la fin d’octobre. Les réunions des CDE doivent permettre d’établir les taux de pertes constatés sur le terrain. Les enquêtes et bilans fourragers doivent être réalisés dès que possible, et les recours devront permettre d’ajuster les taux de pertes à la réalité du terrain. Nous veillerons à ce que cet engagement soit tenu.
Enfin, nous constatons de nouvelles pressions à la baisse, parfois brutales, sur les prix de certaines catégories de broutards. Dans le même temps, alors que les prix des jeunes bovins sont en hausse chez tous nos voisins européens, en France, ils peinent à se stabiliser. Nous demandons donc à la ministre de l’Agriculture de peser de tout son poids auprès des opérateurs de la filière, afin de stopper ces pressions inadmissibles !

Pour Patrick BENEZIT, Président de la Fédération Nationale Bovine : « Sans revalorisation des indemnisations climatiques sur la réalité de terrain, l’accélération de la décapitalisation sera la seule solution pour les éleveurs.
De plus, les opérateurs doivent prendre leur responsabilité pour maintenir le potentiel de production français, et la qualité des animaux : les baisses de prix doivent être stoppées !
Les ‘’bons coups’’ d’aujourd’hui feront les pénuries de demain ! »