- octobre 14, 2025
- Aucun Commentaire
- 67
Agriculture de conservation des sols : une rencontre technique fructueuse à Castelnau-Montratier
L’Association pour la promotion d’une agriculture durable (APAD) et le Collectif lotois d’agriculture de conservation des sols (Clacsol) ont invité les agriculteurs à venir découvrir les techniques de mise en œuvre de l’agriculture de conservation des sols, le 2 octobre 2025 à partir de 14 h sur une parcelle de l’EARL de Lasplanes à Castelnau-Montratier.
L’agriculture de conservation des sols continue de se développer dans toute la France. Portée dans le Lot par l’association CLACSOL, elle trouve un réel écho auprès des exploitants lotois. Après quelques mots de Jean-Christophe Alibert, président du collectif Clacsol, les agriculteurs ont pu assister à une présentation de ces deux organisations, de leurs dispositifs (SOLution ACS, SOL’iflore, De l’Eau au cœur des sols), ainsi que des solutions proposées pour accompagner les agriculteurs sur les thématiques de gestion de conservation des sols, ainsi que des leviers agronomiques qui reposent sur trois piliers majeurs : l’abandon du labour pour un travail du sol superficiel, la couverture permanente du sol (avec des plantes vivantes ou des résidus de récolte) et la mise en place d’une rotation longue des cultures la plus large possible. La combinaison de ces trois facteurs permet de réduire la proportion d’adventices et de maladies.
Favoriser une terre de meilleure qualité
Guillaume Ratz qui utilise ces techniques depuis plus de dix ans a ouvert sa ferme pour montrer ses résultats : la journée s’est donc poursuivie par l’observation de la qualité de la terre dans une fosse pédologique. Le technicien de l’APAD l’a commenté aux agriculteurs, démontrant que ce sol est très bien structuré et vivant, preuve de l’efficacité de ces pratiques.
Les participants ont pu apprécier les nombreux bienfaits sur la qualité de la terre de la pratique qui participe à une meilleure structuration des mottes, tout en favorisant la décomposition de la matière organique par l’action combinée des animaux, l’action des bactéries et des champignons du sol dans une terre bien friable, mais surtout l’enracinement jusqu’à un mètre de profondeur et une meilleure pénétration de l’eau. Guillaume Ratz soulignait que le taux de matière organique est cependant remonté très progressivement, nécessitant plusieurs années pour atteindre un bon niveau.
Présentation de plusieurs semoirs
Jean-Christophe Alibert, insistait sur plusieurs points importants : la nécessité d’effectuer une transition longue pour bien valoriser les acquis de ces techniques et l’utilisation des matériels adaptés.
La journée s’est donc poursuivie par la démonstration, en partenariat avec les Cuma du Lot, de matériels spécifiques, semoirs lourds équipés de dents (T-Sem 300-16, Aguirre TD500, Sirion Roll’n’Sem, un autre de 3.5 m auto-construit) ou de disques (John Deere 750A, BEDNAR DIRECTO 6000 et Boss – Agrisem) capables de positionner correctement les graines.
Des démonstrations en conditions réelles qui ont beaucoup intéressé les participants. Ils ont pu évaluer en direct l’efficacité de ces différents matériels. Cette journée a été un succès, attirant des agriculteurs de tout le département, et même du Tarn-et-Garonne voisin.
