• avril 2, 2026
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Villesèque : des producteurs de PPAM assistent à une démonstration de désherbage

Villesèque : des producteurs de PPAM assistent à une démonstration de désherbage

Pour gagner en qualité et réaliser des économies, le désherbage s’impose comme une pratique indispensable pour les producteurs de PPAM. Des agriculteurs lotois se sont rassemblés pour assister à une démonstration de matériel de désherbage. 

C’est au bord d’un champ de lavande, à Villesèque, que se retrouvent des membres de l’association Quercy PPAM et d’autres producteurs de plantes aromatiques, le 31 mars 2026. Georgia Saunders, conseillère Bio à la chambre d’agriculture du Lot et animatrice de l’association Quercy PPAM, explique le déroulé de l’après-midi : “Nous allons suivre une démonstration de matériel de désherbage sur un champ de lavande, chez David Girard, producteur de PPAM.” Elle poursuit : “Cette démonstration a été sollicitée par des producteurs lotois, pour découvrir les matériels de désherbage de l’entreprise Ferotin.” Une dizaine de producteurs a fait le déplacement.

Des disques mobiles et résistants 

Claude Ferotin est le fondateur d’une société éponyme qui produit du matériel pour cultures spécialisées, notamment pour le désherbage. Agriculteur à Châteauneuf-du-Rhône (Drôme), il sillonne les routes de France pour présenter des équipements agricoles 100 % français. Le groupe se dirige vers le champ, pour observer un tracteur en action de désherbage, armé d’une bineuse. Pendant ses passages sur les rangs, Claude Ferotin détaille : “Les disques de la bineuse ont un diamètre de 65 cm, ils sont mobiles. Sur un terrain hyper usant, ils peuvent désherber 600 ha et sur un champ plus praticable, cela peut aller jusqu’à
1 200 ha. Quant aux bras de la machine, ils font le travail pour aller chercher les herbes. Aussi, la pression est réglable depuis la cabine, et doit être ajustée en fonction de l’état de sol. Il alerte sur deux points : “Les relevées d’herbe en cas de travail trop profond et le passage des roues sur des bosses, pouvant créer un déséquilibre nécessitant un nouveau passage.” Selon le terrain et le climat, le nombre de passages nécessaires varie. Dans des conditions optimales, un seul par an suffit.

Des producteurs intéressés

Au cours de la démonstration, les participants ne manquent pas de questions pour Claude Ferotin, qui s’empresse d’y répondre. Parmi les producteurs, Jacques Delteil. Il travaille sur une exploitation avec son épouse dans le Lot. Son intérêt pour les technologies en matière de désherbage l’a poussé à assister à la demi-journée. “Je voulais prendre des renseignements sur les innovations en désherbage et cerclage pour les lavandes. Actuellement, nous utilisons une cercleuse et des ailes batelières pour désherber, comme nos plantes sont assez grandes. On réfléchit à changer. Je trouve le système de disques intéressant, ils se glissent mieux entre les pieds.

Concernant le coût du matériel, la bineuse présentée lors de la démonstration coûte 7920 euros. Pour une bineuse “trois rangs” (plus large), comptez 18 150 euros.