- avril 15, 2026
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Communiqué. La chambre d’agriculture a proposé une formation au bûcheronnage très instructive
Un groupe d’agriculteurs a bénéficié de trois journées de formation pour apprendre à manier la tronçonneuse en toute sécurité et efficacité.
Cet hiver, le conseiller forestier de la Chambre d’agriculture, Jocelyn Dibois, a organisé une douzième formation bûcheronnage qui se tenait dans les communes de Lauzès et de Lentillac du Causse. Il a fait appel, pour une dernière fois, au formateur professionnel Laurent Caussié, de l’entreprise Sylva-Services. Au programme de ces trois journées, la sécurité au travail avec le port des équipements de protections individuels (EPI), l’entretien courant de la tronçonneuse (affûtage), ainsi que les techniques d’abattage et d’ébranchage.
Une première journée consacrée à la théorie
La première journée se déroulait dans la salle de la Mairie de Lauzès et était centrée sur la partie théorique. Les participants étaient des exploitants agricoles qui pratiquent le bûcheronnage « sur le tas », dans leurs forêts, et utilisent la tronçonneuse pour faire essentiellement du bois de chauffage. Chacun était d’ailleurs invité à venir avec sa machine, pour intervenir dessus et profiter des conseils du formateur. Ils ont ainsi appris à entretenir leur tronçonneuse, notamment l’entretien courant, et à affûter la chaîne, deux étapes cruciales pour réaliser la coupe des bois dans de bonnes conditions. La sécurité y a également été particulièrement mise en avant avec les indispensables équipements de protection individuelles (casque, protection anti-bruit, pantalon anti-coupure, et chaussures anti-coupures…) et les gestes et postures à respecter pour éviter tout types d’accidents.
La pratique en atelier
La seconde journée était organisée sur le site du hangar de la CUMA de Lauzès et sur l’exploitation agricole de Bruno Alayrac, qui avaient mis à disposition leur atelier et leur forêt. Après les rappels d’usage sur l’entretien courant de la tronçonneuse, la mise en service de la tronçonneuse et des équipements, les participants sont passés à la pratique et mise en situation en forêt par de l’abattage en forêt. Laurent Caussié leur a montré comment préparer un chantier d’abattage pour le sécuriser afin d’éviter les accidents. Puis il a expliqué la façon d’abattre et de tronçonner dans les meilleures conditions de sécurité, notamment pour orienter la chute de l’arbre dans la direction souhaitée. Chacun a pu voir les bons gestes à réaliser et poser toutes les questions au formateur.
Une immersion en forêt, dans des conditions réelles
Enfin, la troisième journée était aussi organisée en forêt sur la propriété de Christian Maurel à Lentillac du Causse, et avait pour but de parfaire les connaissances, en mettant les apprentissages en pratique et en corrigeant les postures. L’occasion de présenter quelques principes de sylviculture, par exemple sur la gestion des bois du Causse et leur valorisation commerciale.
Cette formation s’est finalement avérée très instructive grâce à la pédagogie mise en œuvre et aux nombreux échanges entre le formateur et les stagiaires. Elle représente surtout un excellent moyen d’apprendre à travailler en évitant les accidents et en optimisant son matériel.
Une prochaine formation bûcheronnage sera organisée l’hiver prochain par le conseiller forestier, mais sans Laurent Caussié, qui part pour une nouvelle expérience professionnelle à l’Office National des Forêts. L’ensemble des stagiaires ainsi que la chambre d’Agriculture du Lot le remercient pour tout son professionnalisme et lui souhaitent bonne chance dans ses nouvelles fonctions.
Laurent Caussié fait ses adieux au métier de formateur

« Je suis entrepreneur de travaux forestiers depuis 19 ans, spécialisé dans le gros bois et dans l’abattage d’arbres dangereux. Je suis basé dans l’Hérault, dans un village au-dessus de Béziers. Dans le cadre de mon métier, je dispense aussi des formations à l’utilisation de la tronçonneuse, en indépendant. J’ai commencé à peu près au même moment que l’entreprenariat. J’ai été formateur pendant 10 ans dans un lycée forestier puis j’ai commencé à intervenir auprès d’organismes divers, comme les chambres d’agriculture par exemple, dans 18 départements français.
Quand on est dans le domaine forestier, on s’aperçoit que la tronçonneuse, les gens s’en servent dans beaucoup de milieux professionnels, en agriculture notamment, et on s’aperçoit que c’est un outil qui n’est malheureusement pas toujours bien maîtrisé.
Donc pour moi, la formation a démarré avec ce constat, il existe un réel besoin d’instruire les utilisateurs, pour les prémunir des risques.
Après de nombreuses années, je m’apprête à changer de vie professionnelle. J’ai été recruté par l’Office national des forêts, sur le secteur de l’Hérault. Je serai commercial, principalement sur la partie des bois façonnés. J’assurerai le lien entre l’ONF et les entreprises. J’ai un petit pincement au cœur de devoir arrêter les formations, d’autant plus que je n’ai trouvé personne pour prendre ma succession. »
Jocelyn Dibois – Conseiller forestier – Chambre d’Agriculture du Lot


