- juin 22, 2026
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Communiqué. Le GIEE Ovin lance ses premiers travaux pour renforcer l’autonomie et la résilience des élevages
Le GIEE Ovin, porté par la Chambre d’Agriculture, associe 10 éleveurs et des acteurs de la filière ovine tels que le Département, le PNR, les coopératives Natera par l’Organisme Ovilot et GEOC, l’Organisme de Défense et de Gestion AFQ (Agneau Fermier du Quercy) et le Syndicat Ovin. En réflexion depuis 2024, il a été validé en décembre dernier.
C’est alors une première année d’émergence qui commence, pour contribuer ensemble à une meilleure valorisation de la ressource fourragère naturelle dans les exploitations du département. Le GIEE (Groupement d’intérêt économique) doit ainsi pouvoir apporter des réponses à des préoccupations actuelles, telles que le réchauffement climatique et la diminution du nombre d’éleveurs. Et cela passe par la mise en place de pratiques, la mise en avant de l’intérêt du pâturage et l’obtention de bons résultats technico-économiques en élevage ovin.
Vers une meilleure autonomie alimentaire des élevages
Une réunion de lancement a pu se tenir le 27 avril au Grand Couvent de Gramat pour rappeler les objectifs de ce groupement. Dans le but de parvenir à une meilleure autonomie alimentaire des élevages, les actions s’articuleront à travers 2 axes de travail. D’abord, l’élevage des antenaises en troupeau collectif sur des AFP, avec une prise de recul sur l’organisation du travail (gestion technico-économique, sanitaire, mutualisation des outils de production…) et la gestion collective de ressources en voies d’abandon, en lien avec le réseau Pâtur’Ajuste. Ensuite, la biodiversité avec l’optimisation et la valorisation des ressources pastorales dans un contexte d’adaptation au changement climatique : intérêt des diagnostics de biodiversité, création d’espaces de résilience (mixant l’arbre, la haie, la prairie et la ressource en eau), en lien avec l’association Koridori.
Partenariat avec l’association Koridori
L’objectif de cette première année commune étant de préparer, à travers des COPIL et des journées techniques, le dépôt éventuel de 2 GIEE reconnaissance et animation. Chaque GIEE ayant des thèmes, des structures porteuses et des groupes d’éleveurs spécifiques. Une première réunion de terrain s’est déroulée le 22 mai au GAEC du Pech Bilière à Couzou, pour rencontrer un membre de l’association Koridori, Charles Cosneau-Taddei et entamer une première réflexion sur une parcelle du GAEC. L’association Koridori propose des conseils et aménagements pour reconstituer des corridors écologiques à l’échelle nationale et internationale, à travers une méthode qui prend en compte les services écosystémiques rendus par la biodiversité. Ceux-ci étant fonctions de nombreux paramètres : nature et profondeur du sol, végétation existante, pratiques… Elle met notamment en avant l’intérêt des haies, en apportant des recommandations sur la mise en place et d’entretien ; la possibilité de travailler au sein d’un parcours boisé, de préférer le semis aux boutures pour favoriser le système racinaire, les plants en racines nues plutôt qu’en terre, de compter 40-50 arbres/ha, de prendre en considération les resemis naturels etc…
De nombreuses possibilités de végétation
De la pousse spontanée à l’arbre fruitier, en passant par les plantes méditerranéennes et les résineux, une palette de végétation est alors possible, en fonction des objectifs recherchés : recloisonnement d’une parcelle, apport d’ombre, de fruits, résistance à la sècheresse… un arbitrage entre les besoins, le coût et le temps que l’on doit accepter.
A l’issue de cette réunion, plusieurs pistes de réflexions sont ressorties. Premièrement, l’expérimentation d’un « chemin » entre deux bandes d’arbres si une « perte » de surface est acceptable. Puis, des lignes de plantations plus rapprochées pour un système d’avantage boisé, de type « parcours ». Enfin, un chargement instantané (très) élevé (600 à 1000 brebis/ha en pratique) en pâturage tournant de quelques heures à 2 jours max pour restimuler la prairie, par le piétinement et les déjections
Après une observation plus approfondie de la parcelle du GAEC du Pech Bilière, une proposition d’un dessin de celle-ci avec la palette végétale sera possible, une budgétisation et le choix des pépiniéristes et prestataires pour la plantation restant encore à définir. Le GIEE va continuer ses travaux avec des journées techniques autour des thèmes inscrits au programme d’action.
Camille Joly – Conseillère ovins – Chambre d’agriculture du Lot








