• octobre 29, 2026
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Registre phytosanitaire numérique : Ce qui change pour les agriculteurs

Registre phytosanitaire numérique : Ce qui change pour les agriculteurs

À compter de janvier 2026, le registre phytosanitaire numérique deviendra obligatoire pour toutes les exploitations agricoles. Une évolution réglementaire majeure qui nécessite dès aujourd’hui une adaptation dans les pratiques de traçabilité et de gestion des interventions

La réglementation évolue cependant fortement. Deux changements sont à retenir : le contenu du registre est enrichi depuis le 1er janvier 2026 et sa tenue au format électronique devient obligatoire à partir du 1er janvier 2027.

Qu’est ce qui change à partir du 1er janvier 2027 ?

A partir du 1er janvier 2027, la dématérialisation du registre phytosanitaire devient obligatoire. Les saisies manuscrites (scannées sous format PDF comprises) ne sont plus autorisées. Il devra alors être saisi sous format digital.
Cette nouvelle réglementation liée au registre phytosanitaire numérique s’inscrit dans un mouvement global de numérisation et de traçabilité renforcée des usages de produits phytosanitaires à l’échelle européenne et nationale.

Le registre phytosanitaire, qu’est-ce que c’est ?

Le registre retrace les utilisations de produits phytopharmaceutiques réalisées dans le cadre de l’activité professionnelle. Il doit être conservé par son détenteur et présenté aux autorités compétentes lorsqu’elles en font la demande, notamment à l’occasion d’un contrôle.
Jusqu’à présent, le registre français prévoyait notamment l’enregistrement de la localisation de la parcelle, de la date du traitement, du nom du produit ainsi que de la quantité et de la dose utilisées.

Une évolution importante du contenu depuis 2026

Le passage au numérique n’est pas le seul changement. Depuis le 1er janvier 2026, de nouvelles informations doivent également être enregistrées.
Le registre comprend désormais notamment :

  • la géolocalisation de la parcelle ou de l’unité traitée, par le numéro d’îlot RPG ou des coordonnées GPS ;
  • la dénomination de la culture ou l’affectation de la zone traitée ;
  • le stade phénologique de la culture lorsque l’utilisation du produit est limitée à certains stades ;
  • les horaires de début et de fin du traitement lorsque l’autorisation de mise sur le marché ou la réglementation le prévoit ;
  • les informations relatives au délai de rentrée lorsqu’une rentrée anticipée intervient ;
  • le caractère biologique ou non de la production ;
  • des informations concernant le semis de semences traitées lorsque leur traitement n’a pas été réalisé et enregistré dans le même établissement.

L’arrêté du 24 décembre 2025 précise également les modalités d’enregistrement lorsqu’un traitement est effectué par un prestataire de services ou dans le cadre de l’entraide.
À compter du 1er janvier 2027, le registre devra être détenu sous forme électronique, dans un format lisible par machine.

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