L’abattoir de Saint Céré fait actuellement l’objet d’un audit de fonctionnement complété par une étude de marché approfondie afin de conforter l’activité de cet outil de développement économique local absolument  indispensable à notre territoire.

Les Présidents de l’abattoir, Hervé Garnier, et de Cauvaldor Raphaël Daubet, ont invité le Préfet lundi 19 juillet, en présence des représentants et élus locaux, pour visiter l’abattoir et inaugurer la plaque « France relance », symbole d’un gros travail réalisé pour obtenir les aides du plan de relance national.
Le Président de Cauvaldor et son directeur Laurent Tartarin ont eu à cœur de faire visiter l’outil en expliquant à quel point il était essentiel pour toute la filière élevage d’autant qu’il est « multi-espèces » avec l’abattage bovin bien sûr mais également porcin, ovin et caprin. Ils ont détaillé les investissements qui seront rapidement réalisés pour un demi million d’euros. Une vingtaine de salariés y travaillent tous les jours, plusieurs gros usagers y ont également leurs bureaux ainsi que la salle de découpe Castel Viande qui traite une partie des carcasses issues de l’abattoir.
Raphaël Daubet et Hervé Garnier ont justifié la décision prise de mandater un audit de fonctionnement pour optimiser à la fois la qualité du travail, la productivité et le contrôle de gestion de l’abattoir, critères essentiels dans la gestion de ce type d’outil. A cet audit de fonctionnement se rajoute une étude de marché et un accompagnement à la redéfinition du positionnement stratégique et commercial de l’outil dont les volumes diminuent dangereusement ces dernières années.
La chambre d’agriculture sollicitée
Après mise en concurrence par appel d’offre, la chambre d’agriculture a été retenue pour mener cet accompagnement. Elle s’est associée au CerFrance Lot pour compléter la palette de compétences indispensables à la bonne exécution de l’étude. Celle-ci comprend plusieurs volets :
un audit qualité, hygiène et sécurité, indispensable dans ce type d’établissement car c’est le gage d’une pérennité de l’activité commerciale
un audit de contrôle de gestion pour déceler les pistes d’amélioration en terme d’économies de fonctionnement, d’efficience énergétique et de meilleure productivité globale
une étude de marché pour positionner l’abattoir dans son environnement  concurrentiel mais également pour identifier les marges de progrès et les activités qui pourraient apporter plus de volume à abattre en s’assurant d’une bonne valorisation commerciale aval.
un audit de positionnement stratégique et de gouvernance en associant à la réflexion toutes les parties prenantes tant sur l’amont avec de nombreux apporteurs, usagers et marché aux veaux, que sur l’aval avec les opérateurs de la restauration collective, la grande distribution, les bouchers, les opérateurs de transformation etc…

Les résultats seront rendus à la rentrée pour que Cauvaldor et le conseil d’administration de l’abattoir puissent prendre les décisions adéquates au plus vite. D’ores et déjà, les travaux d’investissement financés dans le cadre de France Relance débuteront cet été. La Chambre d’agriculture poursuivra quant à elle son accompagnement jusqu’à la fin de l’année 2021 avec notamment sa conseillère « transformation des viandes », Macarena Sirejol, sur le volet qualité, ainsi que son directeur, Laurent Magot, pour le volet stratégique et commercial. L’ensemble devra permettre de sécuriser l’activité de l’abattoir sur une nouvelle dynamique au service de l’économie locale et donc, en premier lieu, des éleveurs et de la filière lotoise.

Raphaël Daubet, Président Cauvaldor
« Cet abattoir est un outil indispensable pour tout le département du Lot. Il représente un maillon déterminant pour l’ensemble de la filière viande, particulièrement les opérateurs qui souhaitent travailler en circuit court. Eleveurs et transformateurs en ont besoin pour garantir la proximité d’abattage et la qualité des viandes fournies. Il est également indispensable pour mener à bien notre Projet Alimentaire de Territoire largement axé sur l’approvisionnement local. Nous avons donc souhaité réaliser un bilan approfondi de son fonctionnement et mettre tous les paramètres à plat afin de construire une stratégie de développement sur le long terme. Au delà des investissements réalisés cet été grâce aux aides du plan de relance, nous devrons en assumer d’autres pour le sécuriser et le conforter. Grâce à la mobilisation de tous les partenaires, je souhaite qu’ils s’inscrivent dans une véritable stratégie globale d’avenir… »