Le projet présenté aux exploitants agricoles
A la demande de la profession agricole, le conseil départemental a présenté le projet d’élargissement de la route départementale entre Villesèque et Sauzet aux exploitants concernés.
En effet, interpellée par plusieurs exploitants du secteur et par le syndicat AOC Cahors au sujet d’un aménagement routier, la Chambre d’Agriculture s’est saisie du dossier en demandant au Département les détails de l’impact sur l’activité agricole. A l’initiative de David GIRARD, les exploitants concernés se sont retrouvés dans un premier temps pour partager leurs inquiétudes. C’est à l’issue de cette rencontre que le conseil départemental a accepté d’exposer le contenu de ce projet d’élargissement aux agriculteurs lors d’une réunion organisée le 27 octobre dernier.
A partir d’une étude sur le maillage routier autour de Cahors, le Département du Lot a mis en évidence la nécessité, sur l’axe Cahors – Lot et Garonne, d’un délestage de la RD811 dans la Vallée du Lot. L’aménagement de cette portion de la RD656 s’inscrit dans le programme d’amélioration des conditions de circulation et de sécurité de l’itinéraire RD653 – RD656.
C’est avec la présentation de ces éléments que les services du Conseil Départemental, accompagné par M. GINESTE, vice-Président du Département, ont débuté la réunion.
Les points clés évoqués
Sur un tracé de 4,5 Kms, le recalibrage de la chaussée à 6,5 m et l’élargissement des accotements vont impacter plusieurs hectares de terres agricoles. Des parcelles de vignes ou de truffiers sont touchées. Au delà des aspects liés à l’indemnisation du préjudice, les échanges ont conduit à mettre en évidence plusieurs points importants :

  • conséquence des acquisitions foncières nécessaires à l’élargissement de la route, des centaines de pieds de vignes devront être arrachés, notamment pour créer de nouvelles tournières. Des coûts importants sont à prévoir en particulier pour fixer de nouvelles amarres, etc …
  • la nécessité de replantation des vignes pour une surface équivalente à celle arrachée reste en suspens,
  • le système d’irrigation d’une plantation de truffiers serait impacté,
  • il n’existe pas de référence pour l’indemnisation des surfaces plantées en lavande,
  • la volonté exprimée que le projet soit présenté devant la CDPENAF (Commission Départementale de Préservation des Espaces Naturel Agricole et Forestier).

La chambre d’agriculture, interlocuteur privilégié du Département, accompagnera les agriculteurs dans les échanges avec la collectivité pour une prise en compte du préjudice appropriée et adaptée à chaque situation.