La Section nationale des anciens exploitants de la FNSEA (SNAE) s’est réunie, en assemblée générale, par visioconférence le 10 mars. Si les retraites vont passer à 85 % du SMIC, il reste encore de nombreux chantiers en cours, dont ceux de la transmission et de la dépendance.
La présidente de la SNAE, Hélène Blaud, n’a pas boudé son plaisir à l’ouverture de ce congrès en rappelant la victoire de haute lutte conquise par les anciens exploitants « C’est un acquis historique et 2020 est une grande année pour les retraites », a d’ailleurs souligné Christiane Lambert, présidente de la FNSEA qui reste attentive sur les modalités d’application de cette disposition.
Anticiper le 5e risque
La crise sanitaire a également reporté, sine die, le dossier de la dépendance qui concerne, aujourd’hui presque 1,5 million de personnes en France, dont de nombreuses personnes issues du milieu agricole et rural. La SNAE s’inquiète que la Mutualité sociale agricole soit, administrativement, écartée de ce dispositif alors même qu’elle travaille depuis plus de 30 ans sur cette problématique, notamment par la mise en place des Maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie (Marpa).
Renforcer le dialogue intergénérationnel
Invité par la SNAE, François-Etienne Mercier, vice-président JA, a insisté sur la nécessité de renforcer le dialogue intergénérationnel pour faciliter la transmission des exploitations. Or le fossé communicationnel semble se creuser entre, d’un côté, les potentiels repreneurs où les fils et filles d’agriculteurs ne sont plus majoritaires et de l’autre les cédants qui ne disposent pas des codes sociaux, en particulier numériques, qui les rassureraient pour vendre. « Il est important de se comprendre pour que la transmission/installation s’effectue dans les meilleures conditions. Il faut jeter des ponts entre les générations », a-t-il affirmé, n’occultant pas le fait que les jeunes générations, c’est-à-dire la génération Z (2000-2010) et la génération Alpha (née après 2010) a besoin d’une solide formation initiale aux métiers de l’agriculture. « Il faut simplifier et professionnaliser », a-t-il soutenu.