Les présidents et les directeurs de la chambre régionale d’agriculture Occitanie et de la chambre départementale du Lot ont organisé le 24 juin dernier la venue de la nouvelle directrice générale de l’APCA (Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture) installée dans ses fonctions depuis 6 mois.
Plusieurs sujets n’ont pas manqué de susciter son intérêt pour comprendre les différents enjeux sur certains dossiers vitaux, tant pour la profession que pour les chambres d’agriculture.

L’eau c’est la vie, mais pas de retenue c’est la mort assurée !
Beau plaidoyer de Frédéric Deilhes agriculteur à Belfort du Quercy qui détaille par le menu sur son exploitation l’importance capitale de l’eau dans la vie de son exploitation : des melons mais aussi un contrat de semence qui le font vivre en dégageant une très bonne marge comparé à son atelier bovin lait. Sans retenue pas de melon, encore moins de semence et une exploitation qui ne serait plus viable. La chambre d’agriculture l’accompagne dans son projet de création d’une retenue complémentaire : elle vient d’être autorisée mais que de formalités !
Ce fut également l’occasion d’insister sur le rôle des ASA et les difficultés qu’elles rencontrent dans le renouvellement des générations de bénévoles et dans le financement de la modernisation des réseaux d’irrigation.
Christelle Lacombe et Benjamin Campech ont présenté les propositions de la chambre d’agriculture pour faciliter la création de retenues individuelles et optimiser leur capacité d’irrigation. Elles ont été présentées au Ministre de l’agriculture et au Président Macron dernièrement pour être prises en compte dans le cadre du Varennes de l’eau.
L’innovation et la recherche : clés de voûte du développement agricole
La seconde séquence de travail, en salle à la chambre d’agriculture, visait à bien faire comprendre le rôle essentiel des différents programmes d’aide à l’IRD (Innovation, Recherche, Développement) au travers d’une filière lotoise emblématique : l’élevage ovin.
Qu’il s’agisse de financements européens, nationaux et/ou régionaux, ils contribuent tous à anticiper dans les meilleures conditions possibles les changements à venir. L’expertise des chambres d’agriculture en ingénierie de projet, couplée à sa connaissance terrain et à son expérience de collaboration avec les organismes de recherche et les opérateurs économiques permettent de financer différentes expérimentations cruciales pour capitaliser des références et proposer de nouveaux outils et/ou de nouvelles techniques.
Damien Lauprêtre a mis en avant quelques actions très parlantes : le GOPEI « ROBUSTAGNO » développé avec Coop de France Occitanie, l’IDELE et le Conseil Régional pour identifier des solutions innovantes et reproductibles en matière de réduction de la mortalité des agneaux. Les financements PRDAR et CASDAR qui financent la collecte et l’analyse de références en conduite d’élevage sur le pâturage hivernal, sur la production d’agneaux à contre-saison, sur l’amélioration des conditions de travail etc. Sur un autre registre, et parce que le numérique devient également incontournable en agriculture, la chambre d’agriculture est également engagée dans le projet OCCITANUM porté par l’INRAE.
Autant d’appels à projets sur lesquels il faut savoir se positionner pour ne pas devoir répercuter le coût de la recherche et du développement sur l’agriculteur, et au final pour être en capacité d’apporter des solutions innovantes qui ont déjà fait leurs preuves.
Le Président de la chambre d’agriculture a souligné l’importance de ces différentes actions menées avec nos partenaires et qui ont permis indirectement mais indubitablement de finaliser la candidature du projet de filière ovine lotoise France Relance sous pilotage porté par CAPEL.