10 ans de travail pour assurer notre résilience et notre sérénité ! Un an jour pour jour après le vote du rapport d’orientation de la FNSEA «  Faire du Défi climatique une opportunité pour l’agriculture» le 10 septembre 2020, consacré aux enjeux du changement climatique et aux actions d’adaptation et d’atténuation à conduire, le Président de la République a répondu à l’une de nos revendications majeures : la réforme en profondeur de la gestion des risques climatiques, combinant assurances et fonds de solidarité pour les calamités majeures, annoncée le 10 septembre 2021 lors de sa visite aux Terres de Jim.

Le rapport de la FNSEA pointait les politiques à conduire face à la violence et à la récurrence des accidents climatiques et à leurs conséquences tant sur les productions agricoles que sur le revenu des agriculteurs. Car c’est bien la résilience des exploitations et la souveraineté alimentaire qui sont en jeu. Les observateurs et les médias avaient salué le virage historique et l’appropriation volontariste par la FNSEA de cet enjeu planétaire et de ses impacts pour les populations, les activités économiques et sociales, l’environnement et la biodiversité.
Reste-il encore des climato-sceptique après une année 2021 qui a multiplié les événements extrêmes et destructeurs ? Aucune zone du monde n’a été épargnée, récoltes et cours s’en trouvent fortement affectés avec des conséquences non encore totalement évaluées. Indéniablement, cette accélération a contribué à la prise de conscience de nos gouvernants. Le Président de la République a lui-même exprimé à plusieurs reprises « la nécessité d’une solidarité nationale en soutien aux agriculteurs pour la résilience des exploitations au nom de l’ambition de souveraineté alimentaire ».
L’Histoire retiendra aussi que les annonces du Président de la République interviennent un mois après la parution d’un nouveau rapport du GIEC, alertant sur les conséquences du réchauffement climatique, au premier rang desquelles : « le risque de rupture des chaînes d’approvisionnements alimentaires », conséquence malheureusement avérée dans certains pays.
La FNSEA et son réseau affirment depuis 10 ans la nécessité de cette politique nationale ambitieuse de gestion des risques à l’image de celle conduite dans d’autres pays. Déjà, lors du congrès de Biarritz en 2014 nous avions voté pour généraliser l’assurance. Nous avons travaillé intensément avec les assureurs et l’ensemble des membres du Conseil de l’Agriculture française qui ont apporté leur soutien sans faille. Le vote à l’unanimité du Conseil d’Administration de la FNSEA le 8 juillet 2021 sur la gouvernance et l’architecture du dispositif a été déterminant pour obtenir les arbitrages de la puissance publique. Lors du Varenne agricole de l’eau et de la lutte contre le changement climatique, nous avons porté ces travaux au député Frédéric Descrozaille, président du groupe chargé de la gestion des risques, auteur fin juillet d’un rapport qui fera date sur le contexte, les enjeux et les réformes à conduire.
La décision est enfin actée ! Après de nombreuses années et plusieurs ministres de l’agriculture… le Ministre Denormandie sera celui de la concrétisation.
Nous mettons désormais toute notre énergie à l’avènement du Projet de loi qui doit être présenté en Conseil des ministres en décembre et voté au Parlement tout début 2022 pour un dispositif opérationnel en 2023.
Cette annonce est le gage d’une volonté forte d’apporter à tous les agriculteurs, de tous territoires et de toutes productions, une offre de contrat attractive et compétitive, facteur de résilience et de sérénité. Le climat change : changeons la couverture des risques de nos entreprises à ciel ouvert, quotidiennement exposées aux intempéries.