Nombreux sont ceux à faire le constat de l’augmentation des prix des matières premières. Les industriels sont concernés, les agriculteurs également.

Que ce soit les céréaliers, les éleveurs, les producteurs de fruits et légumes, tous sont impactés. La faute à qui ? A cette crise sanitaire qui a sévèrement freiné la production mondiale, et qui a crée un ralentissement des productions, avec au moment de la reprise, des pénuries ce qui a eu pour effet d’augmenter les cours. Aujourd’hui l’heure est au constat unanime d’une augmentation des matières premières avec un impact non négligeable sur les trésoreries des exploitations.
Ce constat est partagé par le syndicat national de l’industrie de la nutrition animale (SNIA) qui s’est dit très surpris lui aussi par l’ampleur de la flambée des cours des matières premières. En effet, l’indice des prix de l’alimentation animale a augmenté de 30% en un an. François Cholat, président du SNIA a précisé que « Les fabricants d’aliments sont obligés de répercuter sur les prix de vente de leurs produits les hausses des prix des matières premières achetées pour les fabriquer ».
Qui subit directement cette hausse ? Les agriculteurs.
Ce constat de hausse des charges, les éleveurs laitiers le partagent également. Ces derniers réclament, encore et toujours une hausse du prix du lait payé aux producteurs. Espérons qu’enfin ils soient entendus !
EGAlim doit s’appliquer !
Déplorant que la loi Egalim ne soit pas pleinement appliquée et qu’elle ne « compense pas l’effet ciseau sur la rémunération des producteurs », la FNPL réclame que « le prix du lait parte du prix de revient agricole ». « Ce n’est pas négociable », insiste Thierry Roquefeuil, Président de la FNPL. D’autant plus que « c’est le sens de l’indicateur de prix de revient publié par le Centre national interprofessionnel d’économie laitière (CNIEL) ». Elle juge également impensable  que des produits laitiers soient « vendus à des prix non conformes à la loi EGAlim » et  restent « abusivement bas (…) dans les rayons ». La FNPL appelle « la distribution à prendre part aux engagements du plan filière. Des hausses de prix significatives sur les produits laitiers sont urgentes sans attendre les négociations commerciales qui viennent de débuter ».
Cette explosion des charges vient mettre en évidence l’impérieuse nécessité du respect entier et immédiat de la loi EGAlim de 2018. Il est vital d’agir, car les producteurs de lait ne pourront attendre l’entrée en vigueur de la loi EGAlim 2.