La coopérative a bouclé une année 2020 marquée par deux évènements majeurs, la liquidation d’Arcadie sud-ouest et la crise liée à la Covid. Dans ce contexte difficile, elle a néanmoins fait preuve de résistance et réussi à mobiliser ses adhérents et son personnel pour maintenir l’activité en se recentrant sur ses activités leaders.

L’année 2020 restera une année charnière pour beaucoup d’organisations agricoles, dont la coopérative Capel qui arrive à boucler l’exercice avec un résultat positif. Depuis 2018, son conseil d’administration, présidé par Gérard Lavinal, a choisi de recentrer la coopérative sur ses activités leader réparties en deux pôles, productions animales et distribution. Cette transformation lui a permis de retrouver une rentabilité sur 2020, malgré les deux événements difficiles que sont la liquidation d’Arcadie et la crise de la Covid. Une année très chahutée qui a nécessité la mobilisation et l’engagement de ses adhérents comme de son personnel pour résister et s’adapter au nouveau contexte. Gérard Lavinal souligne « nous avons pu compter sur la fidélité de nos adhérents mais aussi l’adaptation de nos collaborateurs pour passer ces caps délicats, et je tiens à les en remercier très vivement. Notre résultat comptable positif de 2020, correct dans un tel contexte, leur doit beaucoup…»
Liquidation d’Arcadie
Filiale propriété des coopératives du sud-ouest, dont Capel, le groupe Arcadie, spécialisé dans la transformation et la distribution de gros des viandes, connaissait des difficultés depuis quelques années. La conjoncture générale l’a finalement contraint à l’arrêt d’activité au printemps 2020. Ses outils de transformation aval, notamment les abattoirs de Gramat et Brive se sont retrouvés dans la tourmente. Ces deux abattoirs étant centraux pour la valorisation des animaux de qualité, l’inquiétude était grande du côté des organisations de producteurs et de la coopérative. Leur reprise en l’état par des grands groupes solides, comme Bigard pour l’abattoir de Gramat, fut un soulagement pour tous. Cette transition a également été réussie grâce à la fidélité des adhérents des organisations de producteurs qui ont continué à livrer, permettant de sauver le fonds de commerce. Au final, la coopérative Capel maintient son rôle d’apporteur d’animaux et travaille en confiance avec les nouveaux propriétaires de ces abattoirs. Une issue favorable qui satisfait sa direction.
Covid 19
La crise sanitaire a également eu des impacts importants sur son activité. En négatif sur les palmipèdes gras avec la fermeture des restaurants, et sur les bovins avec la suspension de certains débouchés sur l’Italie. Mais aussi en positif avec un regain des ventes de la distribution GammVert et matériaux. Coté positif, on note également l’excellente tenue des cours des agneaux sur toute l’année et une belle récolte viticole. Dans cette crise, Capel a su mettre ses atouts en avant, la proximité, la qualité et l’origine terroir de ses produits. La coopérative a donc pu limiter les conséquences négatives des différents épisodes de confinement et maintenir l’activité de ses organisations de producteurs qui ont fait preuve de souplesse.
Préparer l’avenir
Gérard Lavinal souligne « la prochaine étape est la transformation de certaines de nos activités soumises à des évolutions très importantes, notamment en productions animales, céréales et agrofournitures. Nous l’envisageons avec des partenariats forts que nous sommes en train de réfléchir avec les coopératives voisines…». Des discussions sont ainsi engagées avec le groupe Altitude pour les bovins et l’agrodistribution, et Qualisol pour les productions végétales de qualité (bio…). La coopérative souhaite également consolider son secteur ovin en lançant un plan de développement pour ses adhérents avec contractualisation des prix. Elle participe aussi au grand plan de relance de la filière, aux côtés des autres organisations agricoles, pour inciter de nouveaux éleveurs à se lancer. L’objectif commun est de dynamiser la production pour consolider l’approvisionnement de l’abattoir de Gramat. Par ailleurs, elle réfléchit également à l’avenir de la filière bovine, en proposant une meilleure visibilité sur les prix, un domaine plus compliqué qui passerait peut être par un nouveau plan de relance. Autant de projets qui mobilisent ses équipes et permettent de se projeter vers l’avenir.