Votre FDSEA du LOT se mobilise depuis plusieurs semaines sur tout le territoire en organisant des réunions d’information, des formations et accompagnements personnalisés des employeurs pour que le 1er avril chaque employeur soit prêt à appliquer la nouvelle classification de la CCN en l’ayant préalablement expliquée à son ou ses salariés.
Que faut-il faire ?
1- Je m’informe
Désormais, vous pouvez vous connecter à la plateforme unique pour comprendre et mettre en œuvre la CCN : www.convention-agricole.fr
Une information à jour et actualisée accessible à tous les agriculteurs
La plateforme convention-agricole.fr propose un certain nombre d’informations relatives à la CCN : présentation, infographies, webseries, articles, contacts, …
On y trouve la convention collective étendue et le guide pédagogique paritaire sur la classification des emplois.
Ce guide pédagogique paritaire s’adresse aux salariés et aux entreprises et exploitations de la production agricole et des CUMA pour les soutenir dans la mise en œuvre concrète de la grille de classification issue de la convention collective nationale du 15 septembre 2020.

Il permet notamment :

  • aux salariés : de connaître la méthode employée pour conduire la « valorisation » de leur emploi ;
  • aux entreprises : de savoir concrètement comment effectuer les « valorisations » de leurs emplois.

Au travers de 5 étapes et d’illustrations concrètes, le guide paritaire fait un tour complet sur la valorisation des emplois de l’entreprise et le positionnement de leurs salariés en vue du 1er avril.

2- Je me forme (formation financée à 100 % par Vivea pour les chefs d’exploitation)
Le Service Conseil Emploi vous propose des formations à distance ou en présentiel pour vous permettre de mieux comprendre et appréhender la Convention Collective Nationale, grâce à des vidéos, QCM et visio entre employeurs…il reste des places, alors inscrivez-vous !

  • Du 16 au 23/03/2021 en distenciel
  • Le 06/04/2021 en présentiel (Maison de l’agriculture à Cahors)

3- Je classe mes emplois
Il est grand temps de classifier chaque emploi de votre exploitation en effectuant un positionnement individuel et objectif de chaque emploi.
Vous pouvez le faire via la plateforme convention-agricole.fr qui met à disposition un outil permettant de réaliser cette classification.
Au travers d’une série de questions permettant de tenir compte de l’appréciation sur chacun des emplois d’une entreprise, l’employeur peut établir une valorisation de chacun des critères classants, déterminer les coefficients correspondant à l’emploi / aux emplois de l’entreprise, positionner ses salariés et appréhender les principales conséquences attachées au(x) coefficient(s) d’emploi établis et retenus pour l’entreprise : respect du salaire minimum conventionnel, et catégorie socio-professionnelle de l’emploi valorisé.
Vous pouvez aussi le faire via un accompagnement personnalisé du Service Conseil Emploi qui vous aidera à classer vos emplois et réaliser vos démarches pour en parler à vos salariés.
Ex. : En mars, mon emploi d’Ouvrier Agricole (en élevage Bovins Lait) Niveau I échelon 2 est classé au 1er avril au coefficient 19 (palier 3).
Hier, le salaire horaire brut de mon ouvrier agricole était de 10,51 euros, demain le salaire horaire brut de mon agent d’élevage laitier restera le même.
Car l’emploi noté au coefficient 19, correspondant à un salaire NATIONAL horaire brut de 10,48 € donc inférieur à ce que perçoit mon salarié donc celui-ci conserve sa rémunération.
4- Je communique avec mes salariés
L’employeur doit informer ses salariés de la mise en ouvre de la nouvelle classification de chaque emploi qui va modifier certaines mentions du bulletin de salaire (la Convention collective du LOT n’apparaît plus et il faut indiquer la convention collective nationale Production agricole et CUMA, nouvelle dénomination de l’emploi, l’ancien niveau-échelon disparaît et est remplacé par le coefficient de l’emploi…)

Attention si le classement de l‘emploi n’apporte aucune modification du statut ou de la rémunération du salarié : AUCUN avenant n’est à faire et cette nouvelle classification s’impose automatiquement au salarié.