Confrontés à des contraintes réglementaires croissantes pour respecter les nouveaux plans de biosécurité, les éleveurs de volailles et palmipèdes lotois ont décidé de constituer une section sanitaire affiliée au GDS pour en maîtriser les coûts et mieux se défendre.
L’épizootie de grippe aviaire a amené les pouvoirs publics à renforcer considérablement les contraintes sanitaires sur les élevages. Ces nouvelles mesures de biosécurité apparaissent très lourdes à mettre en place et ne sont pas forcément adaptées aux éleveurs en circuit court. Ce changement de paramètres leur a fait prendre conscience de la nécessité de se regrouper au sein d’une structure capable de défendre leurs intérêts communs. Ils ont donc décidé de créer cette section avicole qui aura une double mission. Au niveau politique, elle adhérera à la section régionale déjà constituée afin de défendre avec force leurs spécificités auprès des pouvoirs publics et du CIFOG (Interprofession Foie gras). Sur le plan technique local, elle permettra de maîtriser les coûts des nouvelles mesures en négociant de façon groupée les frais d’autocontrôles et de suivi du virus. Elle prépare également une prestation de service groupée pour l’enregistrement des mouvements d’animaux sur la BD avicole par une opératrice dédiée, ce qui libérera les éleveurs de cette contrainte.
Tous les éleveurs sont concernés en aviculture;ils doivent maintenant se rapprocher de la conseillère avicole de la Chambre d’Agriculture, Magali Calmon, pour s’inscrire dans cette démarche porteuse de solutions et de facilitations pour la pérennité de ce type d’élevage.
Contact :
Magali Calmon 06 25 76 26 13

Témoignages
Catherine Gaydou, Payrignac
« SÉCURISER LA FILIÈRE »
« Je suis en GAEC avec mon mari, Francis, et nous avons fait le choix de développer une production avicole pour répondre à la forte demande des consommateurs qui souhaitent aujourd’hui des volailles et des œufs bio garantissant la qualité mais aussi le bien être des animaux. Nous sommes donc en bio. Nous avons deux bâtiments de poulets et un bâtiment de poules pondeuses dont nous vendons intégralement les œufs en direct à la clientèle locale. Nous avons mis en place le plan de biosécurité mais les contraintes sont lourdes, nettoyage et désinfection régulière des poulaillers, enregistrement de tout… Au final, on passe plus de temps à les assumer qu’à collecter et conditionner nos œufs ! Malheureusement, nous avons conscience des risques d’épizootie qui sont toujours présents et de la nécessité de sécuriser notre modèle de production. Nous pensons que la création de cette section permettrait de regrouper les éleveurs et de les sécuriser. Aujourd’hui, la sensibilité des consommateurs et la pérennité de la filière passent par cette organisation très bordée qui nous apportera des services et des garanties indispensables… »

Jean-Thierry Boix, Creysse
« UN SERVICE INDISPENSABLE »
« J’élève 25000 canards par an pour les gaveurs locaux indépendants. Notre façon de travailler est entièrement axée sur la qualité des productions avec des animaux de souches plus lourdes, une alimentation locale noble… Les nouvelles mesures de biosécurité nous coûtent très chers et sont extrêmement contraignantes. Un seul exemple, je dois analyser la présence du virus de l’influenza aviaire sur tous mes lots de canards. Je suis donc contraint d’en attraper 20 au hasard puis de prélever par écouvillon leurs sécrétions dans la gorge et le cloaque. J’envoie ensuite ces prélèvements au laboratoire départemental pour analyse et je dois tout enregistrer. Ce sont des heures de travail, des frais de matériels et d’analyses, ces dernières n’étant remboursées que d’un petit tiers. Et à condition d’être à jour de l’enregistrement des mouvements d’animaux sur la BD avicole nationale. Quand on a une rotation rapide des lots, je vous laisse imaginer le travail et les coûts. J’encourage donc tous les éleveurs à adhérer à cette section avicole qui pourra nous défendre, nous obtenir des réductions de coûts et nous proposer un service d’enregistrement sur la BD avicole… »