Depuis quelques années, la Cuma de Prudhomat est en plein renouvellement avec l’acquisition de nouveaux matériels répondant à l’évolution des besoins de ses adhérents. Des matériels neufs qui bénéficient des aides du plan national de relance.

L’histoire des cuma suit les évolutions démographiques et techniques du monde agricole. Depuis toujours, leur activité fluctue au rythme des vagues de modernisation du secteur et de l’arrivée des nouvelles générations d’agriculteurs porteurs d’idées neuves.
Regroupement
Comme beaucoup de petites cuma communales, la cuma de Prudhomat sommeillait avec des adhérents plutôt âgés. Sa voisine, la cuma de Saint Michel Loubéjou était dans la même situation avec seulement quatre actifs et une activité centrée uniquement sur la noix. Quand Hervé Daraquy en prend la présidence en 2015, il comprend vite qu’il faut évoluer « ma priorité a été le rapprochement avec Prudhomat pour relancer une dynamique d’investissement. Nous avons choisi de dissoudre la cuma de Saint Michel Loubéjou et d’amener nos adhérents et notre activité à Pruhomat. J’ai alors été élu à la présidence en 2016.  Pendant quelques années, on s’est contenté d’investissements dans l’urgence tournant autour du renouvellement de vieux matériels. Sans anticipation, nous n’avons pas bénéficié de subventions…»
Plan de relance
Puis en 2020, la récolte des noix a été sévèrement attaquée par le carpocapse. Hervé Daraquy lance alors l’idée d’acquérir un atomiseur capable de traiter les noyers en hauteur. La cuma vient donc d’acheter avec l’aide du Feader un atomiseur CLM de 2000 litres à double voûte. Le plan de relance étant institué, avec des aides vraiment intéressantes, les adhérents de la cuma ont aussi été motivés pour diversifier leurs matériels « on a refait le point sur nos besoins et ciblé un semoir direct, un broyeur, une herse, un déchaumeur à disques et une barre de guidage. Nous nous sommes réunis pour monter le dossier de demande d’aide qu’on a déposé en janvier dans la catégorie diminution des intrants. Pour le semoir qui représente un gros investissement, comme nous n’étions pas assez nombreux, nous avons intégré des adhérents supplémentaires d’autres cuma voisines. L’accord nous est parvenu au printemps. Nous avons donc acheté le semoir direct Gaspardo fin mai. Le plan de relance l’ayant subventionné à 50 %, on arrive à un coût d’utilisation à l’hectare vraiment bas, 25 €. Pour l’instant, nous avons déjà 120 ha engagés mais avec l’espoir d’augmenter ces surfaces…»
Hervé Daraquy et son équipe se félicitent de ces nouveaux investissements qui témoignent de la dynamique enclenchée à la cuma de Prudhomat.