Réunis en assemblée générale le 8 septembre à Glanes, les responsables des CUMA ont rappelé le rôle vital de ces coopératives de matériels pour investir dans les nouveaux équipements indispensables pour relever les défis actuels du métier, la transition agroécologique, l’adaptation au changement climatique et le renouvellement des agriculteurs partant à la retraite.

Le président de la Fdcuma, Philippe Rauly, rappelait que l’agriculture conserve son rôle vital dans ces temps de crise. Elle continue à nourrir les Français et à garantir une certaine souveraineté complètement perdue dans d’autres secteurs. Pour assumer cette fonction, la mécanisation est indispensable mais elle coûte très cher. La solution passe donc par les cuma qui permettent à la fois de diminuer ces charges, d’innover et de créer du lien et de la motivation pour les exploitants. Avec 168 cuma actives sur le Lot, et près de 4000 adhérents, le mouvement est très implanté et travaille en partenariat avec toutes les organisations professionnelles. Sur l’année 2020, la Fdcuma a accompagné le montage de 46 dossiers représentant un investissement total de plus de 1,5 millions d’euros. Elle organise également des démonstrations de matériels, assure la VGP (vérification générale périodique des systèmes de levage) et travaille en partenariat avec Ecoréglages pour le contrôle des pulvérisateurs. Elle apporte aussi son appui juridique et réglementaire aux cuma à travers la mise à jour des statuts, des règlements intérieurs, les audit dina, les formations comme mecagest. Un rôle indispensable qui mobilise au quotidien ses trois salariés. Enfin, elle mène des campagnes d’information auprès des élèves de l’enseignement agricole pour les sensibiliser sur l’intérêt des cuma.
Philippe Rauly en profitait pour remercier tous les partenaires professionnels et institutionnels qui travaillent en collaboration avec le Fdcuma, notamment la Région Occitanie, le Département, la Chambre d’agriculture, le Crédit Agricole et Groupama.


Nouveaux défis
Aujourd’hui, les cuma sont confrontées à de nouveaux défis majeur, ceux de l’adaptation de notre agriculture aux profondes mutations que sont la transition agroécologique, le changement climatique et l’attractivité du métier pour attirer les jeunes et assurer le renouvellement des générations vieillissantes. Elles ont conscience que la mécanisation est au cœur de ces mutations car les agriculteurs ont besoin de nouveaux matériels innovants, de références techniques, de partages d’expériences. Les cuma sont donc au centre de tous ces enjeux. Elles peuvent aussi créer des hangars à matériel équipés de toits photovoltaïques, ce qui exige un montage juridique et financier particulier. Les cuma et leur réseau régional doivent prendre toute leur place dans ces changements, ce qui passe par la mobilisation de tout leur réseau. Le président de la Chambre d’agriculture, Christophe Canal, insistait également sur ce rôle clé et soulignait l’importance de travailler en commun à ces innovations, soulignant le partenariat entre les deux organisations. A l’issue de cette assemblée, les participants ont été invités à une visite commentée de la cave des côteaux de Glanes dont les vignerons travaillent en étroite concertation, assurant le succès de leurs vins.

Challenge CUMA

Cinq lauréats

Cette rencontre fût l’occasion de remettre les prix du challenge cuma 2020 sponsorisé par le Crédit Agricole. Le jury a sélectionné les cuma ayant une dynamique humaine, accueil de jeunes, projets de transmission, revitalisation. Les cinq lauréats ont reçu un chèque des mains de Bruno Canet (administrateur) et Arnaud Poustomis (responsable du service agricole). 1er : cuma de Gorses: services complets aux adhérents, création d’un hangar/atelier 2 e : cuma de Carnac Rouffiac : accueil de jeunes, nouveau président et nouvelles activités 2e : cuma de Saint Maurice : renouvellement de 5 matériels dont achat mélangeuse et conservation de la dynamique 3e : cuma de Thémines : transmission de gouvernance et fort rajeunissement du bureau 3e : cuma de Montgesty : transmission de gouvernance et fort rajeunissement du bureau