La présidente Carole Delga est venue constater les dégâts du gel sur les vignes et les noyers à Glanes puis à Creysse, en présence des responsables professionnels, du préfet et du président du département et des parlementaires.

Consciente de l’impact de ce sinistre sur les productions de notre terroir, Carole Delga a réalisé une tournée régionale des vignobles et zones fruitières qui l’a amené sur le nord du Lot le 19 avril. Elle a d’abord rencontré les vignerons des coteaux de Glanes puis les producteurs de noix à Creysse. Elle a annoncé le déblocage d’une première enveloppe d’urgence de 5 millions, aide complétée par le soutien aux vignerons et aux jeunes agriculteurs à travers le versement des aides à la plantation prévues en 2021, même si les plants ont été gelés. Le président du département, Serge Rigal annonçait également le déblocage d’une enveloppe exceptionnelle pour compléter ce dispositif. Les collectivités territoriales sont donc mobilisées en complément des soutiens nationaux.
Lourdes pertes
A Glanes, les vignerons estiment les pertes entre 70 et 80 % . Ils ont exprimé leur désespoir car c’est le troisième gel en cinq ans! Une situation qui compromet les comptes d’exploitation mais aussi leur avenir car plusieurs jeunes intéressés pour s’installer ont décidé de repousser leur projet suite à cette série de sinistres. Ils ont réclamé davantage de souplesse du système des calamités agricoles ainsi que la possibilité pour leurs vins IGP de pouvoir constituer des réserves VCI. Car les meilleures années permettraient de stocker les excédents afin d’en disposer au cours des années sinistrées. Le président du syndicat AOC Cahors, Maurin Bérenger est également intervenu pour alerter sur les conséquences dramatiques de ce gel sur l’appellation et demander le soutien des collectivités.
A Creysse, les nuciculteurs ont insisté sur la crise des prix qui les frappe avec des noix vendues en dessous des coûts de revient, un marasme encore accentuée par ce sinistre. Les dégâts du gel sont déjà visibles sur les variétés les plus précoces comme Chandler, Lara ou Fernor avec les pousses et bourgeons grillés. Mais les producteurs craignent que même les bourgeons encore fermés aient gelé. Après ouverture, certains sont déjà noirs à l’intérieur, un mauvais signe. Il faut maintenant attendre le débourrement complet des arbres et la fructification de juin pour découvrir l’étendue des dégâts et en mesurer le niveau exact.

La MSA réaffirme son soutien aux agriculteurs touchés par l’épisode de gel

Face à cette crise, les élus et salariés de la MSA sont toutes et tous mobilisés pour détecter les situations difficiles et accompagner au mieux les adhérents concernés. Conscients de la fragilité financière que va provoquer cette catastrophe climatique, nous serons particulièrement attentifs à chacune des situations. En cas de difficultés, nous vous invitons à vous rapprocher de votre caisse de MSA. Nous restons vigilants à l’évolution de cette crise et nous nous inscrirons pleinement dans les décisions prises dans les prochains jours par les pouvoirs publics. »