La Fdcuma, la Chambre d’agriculture et la Ferme départementale d’Anglars-juillac ont organisé une belle journée de démonstration des matériels de binage et désherbage mécanique des vignes. Beaucoup de vignerons sont venus les observer en action, comparant leurs performances.

L’enherbement des vignes fait de moins en moins appel aux méthodes chimiques pour s’orienter sur la gestion mécanique, davantage respectueuse de la vie du sol, de la flore et de la faune locale. Aujourd’hui, de nombreux constructeurs proposent tous types de matériels qui rivalisent d’innovations et d’expérience pour passer entre les rangs et entre les ceps sans les blesser. Mais leur comparaison est parfois difficile. C’est pourquoi, la Fédération départementale des CUMA, la Chambre d’agriculture et la Ferme départementale d’Anglars-Juillac ont organisé cette grande journée de démonstration qui s’est tenue sur deux sites caractéristiques de notre vignoble, en vallée du Lot sur la ferme départementale d’Anglars-Juillac, et sur le plateau de Villesèque à Trébaïx.
Cheval ou Robot


En matinée, les vignerons ont pu assister à Anglars-Juillac à l’opposition des siècles avec d’un côté l’ancestral travail des vignes à la charrue tractée par un cheval de trait, et de l’autre un tout nouveau robot entièrement autonome. Le contraste était saisissant entre ces deux méthodes séparées par plus d’un siècle de modernisation technique, mais qui ont chacune leurs cadres d’intervention. Nathalie et Laurent Marre possèdent un cheval dressé et proposent ce travail aux vignerons qui souhaitent s’exonérer au maximum de la mécanisation, améliorer leur coût carbone, et gagner en précision en matière de travail du sol. Pour sa part, la société Française Vitibot a développé un robot électrique enjambeur fonctionnant sur batteries et totalement autonome. Il peut être équipé de différents matériels, notamment des interceps, et travaille seul en toute autonomie avec guidage par GPS. Déjà opérationnel sur certains vignobles, son prix (160 000 €) exige cependant une réflexion d’entreprise pour pouvoir l’amortir.
Bineuses interceps
L’après midi était plus conventionnel avec les démonstrations des différentes marques d’outils interceps. Sur une parcelle d’Eric Belin à Trébaïx, la Fdcuma avait mobilisé sept constructeurs qui ont d’abord présenté leurs matériels avant de les faire travailler en conditions réelles devant un public de vignerons et techniciens du secteur. Étaient présents les maisons Braun, Gard, Kirpy, Clemens, Testas et Popek, Egretier et Vitiméca. Plusieurs types d’outils plus ou moins polyvalents ont travaillé, décavaillonneuses, interceps, bineuses, démontrant leurs spécificités et leurs caractéristiques propres. Les concessionnaires du secteur s’étaient mobilisés pour amener ces matériels avec des tracteurs afin de pouvoir les faire évoluer devant les vignerons. Ceux-ci ont posé beaucoup de questions, ce qui a généré pas mal d’échanges et de commentaires sur l’efficacité de ces matériels. Pour une meilleure rentabilité, ils peuvent être achetés en CUMA, solution d’optimisation souvent adoptée par les vignerons.