Nous avons été écoutés ! Compris, nous l’espérons et nous continuerons à maintenir la pression ! Depuis le début de l’année, nous nous mobilisons fortement pour obtenir une évolution de la Loi qui impose la construction des prix agricoles en fonction des coûts de production et pour une PAC équilibrée pour toutes les productions et tous les territoires. La mobilisation a été massive avec un épisode historique le 25 mars à Lyon et Clermont-Ferrand.

Nous avons pu obtenir un rendez-vous avec le Ministre de l’Agriculture et lui présenter directement nos propositions sur la construction des prix agricoles et la nécessaire révision de la Loi EGALIm ainsi que sur la PAC que nous voulons, équilibrée et qui place l’actif au centre.
Le Ministre a exprimé son engagement pour travailler rapidement sur la question du fonctionnement économique de la chaine alimentaire et donc sur la construction d’une méthode qui assure un retour dans les cours de fermes en fonction des coûts de production. Sur la PAC, le Ministre est toujours dans une phase de consultation et en recherche d’une PAC qu’il dit « souhaiter équilibrée ».

Les coûts de production, seul véritable levier efficace pour obtenir des prix rémunérateurs.

Prix et amendements de la loi EGAlim
Les échanges avec le Ministre ont d’abord tourné autour de la loi EGAlim et de son évolution à partir de la proposition d’amendements des agriculteurs aurhalpins et du Massif central. L’objectif semble le même : redescendre du prix dans les cours de ferme.
Le Ministre est engagé dans un travail pour faire évoluer le cadre législatif au cours du printemps 2021. Il a la volonté de construire un dispositif autour de la non négociabilité des prix des matières premières agricoles. Nous devons rester très vigilants pour que cette trame se mette en place en prenant comme base les coûts de production, seul véritable levier efficace pour obtenir des prix rémunérateurs. La création d’une autorité de régulation pour contrôler et sanctionner semble en bonne voix.
PAC 2023-2027 et projet du PSN
Le travail est toujours en cours et le Ministre ne s’est pas engagé sur un calendrier précis. Toutefois, la prise de décisions peut aller vite (courant avril). Les hypothèses de travail diffusées par le Ministère ne restent pas à ce jour acceptables car elles ne traduisent pas une volonté de soutenir une agriculture professionnelle à la source de la production de notre alimentation. Tant sur les évolutions envisagées sur les aides couplées que sur l’accès à l’eco-régime, les conditions de maintien d’enveloppe et d’accès pour un plus grand nombre ne sont pas garanties. Le Ministre a écouté notre message. Il sait désormais précisément les conséquences que peuvent engendrer les décisions sur la PAC.

Le Ministre sait désormais précisément les conséquences que peuvent engendrer les décisions sur la PAC

Conclusion
Notre mobilisation permet d’avoir de bonnes raisons de penser concrétiser une évolution législative sur la construction des prix au cours du printemps. La méthode décrite dans les discours doit maintenant être mise en oeuvre. Sur la PAC, nous avons clairement fait prendre consience du risque de disparition de bon nombre d’exploitations agricoles si les hypothèses actuelles du Ministère devenaient réalité.
Toutefois, rien n’est écrit dans le marbre. Si le discours va dans le bon sens, nous ne pouvons juger que les actes. La pression doit rester forte.
En fonction de l’évolution, nous serons peut-être amenés à exprimer une nouvelle fois notre ambition pour le revenu de tous les agriculteurs. S’il le faut, nous appellerons une nouvelle fois à la mobilisation. On ne lâche rien !