La Chambre d’agriculture a organisé une visite de ses essais variétaux réalisés à Cézac. Plusieurs variétés de blé conduites en bio ont été testées, une visite suivie par l’observation et les commentaires d’une parcelle de soja bio et des oléoprotéagineux.

Les productions végétales bio se développent fortement sur notre département. C’est pourquoi la Chambre d’agriculture a mis en place une plate-forme d’essais variétaux destinée à tester le potentiel des différents blés. Sur cette parcelle représentative des terres du Quercy blanc, chez Jean Pierre Alazard, ces variétés ont été semées en conditions réelles sur un précédent tournesol. Elles ont été désherbées mécaniquement par plusieurs passages de herse étrille.
Résultats
Les ingénieurs de la Chambre d’agriculture ont d’abord rappelé les conditions météo de cette saison culturale. Des semis d’automne réalisés dans de bonnes conditions avant un excès de pluie hivernal, suivi de deux mois de sécheresse en fin d’hiver et début printemps. Un déficit qui pouvait justifier un premier passage d’irrigation sur certaines parcelles en stress hydrique. Le printemps très froid, notamment au mois de mai, a été ensuite assez arrosé. Jean Pierre Alazard a également présenté les différentes interventions culturales sur ces blés. Puis les participants ont visité chaque variété en bénéficiant des commentaires de Régis Hélias (ingénieur animateur national de la filière bio Arvalis), ainsi que de Jean Arino (conseiller bio de la Chambre d’agriculture du Gers). Ils ont insisté sur l’importance d’obtenir des blés de qualité car les prix du bio la valorisent bien. Cela passe par une fertilisation azotée bien calculée avec un fractionnement des apports notamment en sortie d’hiver. Côté P et K, les études montrent qu’en production bio, si l’on ne fait pas d’apport d’amendements animaux, un déficit de phosphore apparaît au bout de plusieurs années. Il faut donc le compenser en apportant du phosphore, et éviter d’exporter les pailles.
Oléoprotéagineux
Dans un second temps, les participants se sont rendus sur une parcelle de soja bio avec les commentaires de Quentin Lambert (ingénieur Terres inovia) pour analyser les itinéraires culturaux optimaux. L’irrigation apparaît particulièrement importante pour ces oléoprotéagineux. Les agriculteurs peuvent d’ailleurs s’abonner gratuitement au bulletin réalisé par la Chambre d’agriculture. Le problème des ravageurs était également abordé, les oiseaux au semis (palombes, pigeons…) puis les insectes. En bio, il n’y a pas de produit miracle, mais des solutions alternatives à utiliser au cas par cas. La pyrale du haricot est par exemple combattue par épandage d’un bacillus et de phéromones. Les oiseaux sont éloignés par des tirs d’effarouchements (canons…) mais avec une efficacité relative et parfois décevante.
Formation Grandes Cultures bio
Cette visite s’est poursuivie par la journée d’approfondissement de la formation « grandes cultures bio » organisée par la Chambre d’agriculture. Faisant suite à une précédente journée sur les bases de la culture bio, elle permettait aux participants d’appréhender la gestion du salissement des parcelles en bio. Les itinéraires techniques des cultures de printemps, du semis à la fertilisation, ont été étudiés ainsi que l’utilisation des principaux outils à mettre en œuvre. Une présentation de ces outils et de leurs réglages au champs a retenu l’attention du public. Les intervenants, Jean Arino, conseiller bio Chambre d’Agriculture du Gers, et Lucile Dréon, conseillère bio Chambre du Lot, ont détaillé l’évolution des connaissances et des pratiques en la matière.
Contact : Lucile Dréon 06 49 29 62 11