• avril 29, 2022
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ASA du pigeon L’irrigation, source de sécurité alimentaire

ASA du pigeon L’irrigation, source de sécurité alimentaire

L’association des irrigants du Pigeon a fêté son quarantième anniversaire le 26 mars à Cuzance. L’occasion de rappeler l’histoire de cette création et d’assister à une grande conférence animée par Sylvie Brunel sur le rôle indispensable de l’eau pour sécuriser la production agricole et assurer l’alimentation humaine.

Le président de l’ASA, Hervé Cledel, a accueilli les participants en rappelant l’histoire de cette initiative et en rendant hommage à son fondateur, Yves Laverdet. Créé en 1981, le réseau d’irrigation de l’ASA du Pigeon compte aujourd’hui 87 adhérents usagers pour une surface engagée de 800 ha et un linéaire de réseau de 70 km. C’est une initiative professionnelle destinée à l’origine à l’irrigation des cultures, puis élargie à la défense incendie, à l’industrie et à la fourniture d’eau aux particuliers. Un véritable service public à mettre à l’actif du monde agricole et de son esprit de solidarité.

Volonté professionnelle

Dès les années 1970, les responsables agricoles avaient compris l’intérêt de disposer de la ressource en eau en période estivale sèche. L’eau permet à la fois de sécuriser les rendements des cultures et de les diversifier en envisageant de nouvelles productions impossibles sans irrigation. Parfois critiquée par ses détracteurs, cette irrigation estivale fait souvent l’objet d’idées fausses. Par ailleurs, les agriculteurs financent ces investissements et paient cette eau qui est totalement indépendante des réseaux d’eau potable.

L’irrigation reste indispensable

Sylvie Brunel rappelait le rôle majeur de l’irrigation à l’échelle mondiale. 18 % des terres irriguées fournissent 40 % de la production agricole. Irriguer permet de maintenir des productions, des paysages vivants et des agriculteurs au cœur des territoires. Au niveau mondial, elle rappelait que la demande alimentaire va augmenter et que certains pays comme ceux d’Afrique du nord n’ont pas les ressources en terres et eau pour nourrir leur population. Ils dépendent donc de nos capacités d’exportation et la guerre Russie -Ukraine montre bien l’enjeu majeur que représente aujourd’hui l’arme alimentaire. Elle concluait son intervention en affirmant que l’heure n’est plus à la baisse des volumes de production mais au contraire à l’augmentation des moyens affectés aux agriculteurs pour produire davantage, l’eau en étant un élément majeur.

Nouvelle donne alimentaire

Ces deux grands pays agricoles étant dans l’incapacité de fournir leurs denrées, pour cause de conflit ou d’embargo, provoquent un déficit majeur au plan mondial comme Européen. L’heure n’est donc plus aux tergiversations mais à la relance de notre potentiel maximal de production. Elle exige aussi l’abandon du projet Européen « Farm to Fork » qui briderait dangereusement notre production. Enfin, elle réclame la possibilité de recréer des réserves d’eau, comme autrefois, pour sécuriser les rendements et garantir notre souveraineté alimentaire. Eric Frétillère, Président des irrigants de France, présent à cette conférence, demande au Gouvernement que l’agriculture soit reconnue d’intérêt général majeur et que l’irrigation soit promue sur tout le territoire.

 

Le président de l’ASA, Hervé Clédel, avait invité la conférencière Sylvie Brunel