Roxanne Mouilhayrat vient de s’installer en GAEC sur une exploitation d’élevage ovin. Passionnée par le mouton, elle a suivi un parcours complet de formation et fini par trouver une association qui lui permet de réaliser son rêve.

A 29 ans, Roxanne Mouilhayrat est heureuse de s’épanouir dans le métier qu’elle voulait faire. Elle vient de s’installer en GAEC avec Michel Delmas à Cressensac. Pourtant, elle n’est pas du tout issue du monde agricole, et témoigne sur son parcours très volontaire « Mon père étant militaire, j’ai beaucoup voyagé pendant ma jeunesse, Afrique, Mayotte, et différentes villes de France. J’aimais les animaux et j’ai passé un bac STAV au lycée Capou à Montauban sans objectif précis. C’est alors que mes grands parents ont acheté une résidence à Lauzès. Je cherchais un petit stage et ils m’ont indiqué qu’André Delpech, éleveur ovin du coin, pouvait me prendre. Il m’a montré le métier et cela m’a beaucoup plu, aussi j’ai décidé de me former sur le mouton… »
Parcours de formation
Elle fait alors un BTS au lycée agricole de Naves en réalisant son stage technique chez André Delpech et à l’OP Capel, puis une licence ovine au lycée de Saint-Afrique. Très motivée, elle la décroche avec mention et enchaîne avec le Certificat de Spécialisation ovin au Cfppa du Lot. Au cours de cette formation, lors d’une visite, elle arrive sur l’exploitation de Michel Delmas à Cressensac « son système d’élevage plein air m’a attiré. C’était ce que j’avais vu chez André Delpech et ce que je voulais mettre en pratique. Diplômes en poche, j’ai commencé par travailler sur des remplacements, notamment chez Michel, qui m’a fait confiance en me confiant ses brebis. Cela s’est bien passé et il m’a dit qu’il cherchait un associé. C’était une vraie chance pour moi. Nous avons alors décidé de tenter l’aventure pendant un an et demi en CEFI (contrat emploi formation installation). Je lui ai parlé de mon projet, vendre une partie des agneaux en direct, et il a accepté… »

j’ai commencé par travailler sur des remplacements, notamment chez Michel,
qui m’a fait confiance en me confiant ses brebis

Installation en GAEC
Roxanne se rapproche alors de la Chambre d’agriculture pour préparer son projet d’installation. Elle emprunte pour racheter la moitié du capital d’exploitation et utilise sa Dotation Jeune Agriculteur pour racheter les stocks du GAEC. Elle lance son projet de vente directe d’une partie des agneaux et commence à développer sa clientèle « nous travaillons au maximum en plein air et pratiquons l’agriculture de conservation des sols, pas de labour, couverts permanents même l’été. On constate que les animaux et les sols s’en portent beaucoup mieux. Au niveau race, on a introduit des Charmoises qui sont plus rustiques, valorisent mieux les surfaces maigres et ont de belles carcasses avec une viande de haute qualité. C’est idéal pour la vente directe aux consommateurs locaux. J’apprécie ce métier car même s’il est difficile, nous travaillons dans un cadre magnifique au contact permanent des animaux et de la nature. De plus, être en GAEC permet de prendre un week-end sur deux et plusieurs semaines de vacances par an. Il suffit de les programmer et de s’organiser à l’avance…»