InterBio Occitanie développe une marque commerciale « tendre d’oc » pour valoriser les jeunes bovins bio de 8 à 12 mois. L’objectif est de mieux structurer l’offre de ce nouveau débouché régional en impulsant une dynamique autour de ce segment.

La Chambre d’agriculture du Lot et InterBio Occitanie ont organisé en partenariat avec Bio 46 et la Chambre d’agriculture du Tarn et Garonne une rencontre départementale le 25 mai à Gramat pour présenter aux éleveurs la démarche et le cahier des charges de la marque « tendre d’oc », marque déposée BO. Henri Bonnaud, éleveur bovin bio à Pern et représentant les Chambres d’agriculture à Interbio Occitanie, ouvrait la réunion en rappelant l’enjeu « en bio, nous avions un problème d’identification des jeunes bovins, ayant un vide entre les veaux et les gros bovins. Nous avons donc poussé à la création de cette marque spécifique pour valoriser les débouchés de nos jeunes bovins auprès de la restauration collective, de la restauration hors domicile, des magasins bio… »
Débouché
La conseillère Chambre d’agriculture en charge du bio, Lucile Dréon, avait invité les éleveurs bovins à cette rencontre. L’animatrice du service circuits courts, Fanny Melet présentait l’association des producteurs « Mangez lotois » qui assure l’interface avec la restauration collective et propose entre autres de la viande bovine bio. De même, l’association Bio 46 présentait son travail et sa réflexion sur cette filière bovine. Porté par l’interprofession, cette démarche rassemble donc toutes les structures, chacune à leur niveau, de l’encadrement des producteurs à la recherche de débouchés et à la promotion de cette marque commerciale.
Cahier des charges
Laura Marin, animatrice à Interbio Occitanie, détaillait ensuite le cahier des charges de ces animaux « tendre d’oc ». Elle s’adresse aux éleveurs bovins déjà certifiés en bio, et concerne uniquement les races à viande Françaises pures ou croisées, mâles ou femelles. Les conditions de production sont celles du cahier des charges bio en terme de sevrage, d’alimentation, notamment du pâturage. Toutefois, la marque « tendre d’oc » interdit l’utilisation de l’ensilage mais autorise l’enrubanné. Ces animaux doivent être nés et élevés sur notre région Occitanie et leur abattage doit être prioritairement effectué dans les abattoirs locaux. Ce sont des jeunes bovins de 8 à 12 mois ayant un poids de carcasse de 150 à 300 kgs. La qualité doit être classée E, U ou R et le niveau d’engraissement 2, 3 ou 4. Enfin, la viande doit être maturée au moins 7 jours à l’exception des préparations hachées. La viande peut être commercialisée en carcasse ou en portions de découpe.
Montée en puissance
Plusieurs associations d’éleveurs sont déjà opérationnelles sur la région pour commercialiser ces animaux « tendre d’oc ». Elles sont implantées dans l’Aude, l’Aveyron, la Lozère ou le Tarn, et travaillent avec les différents acheteurs locaux. Sur notre département, l’existence des deux associations Mangez Lotois et Paysans Bio du Quercy est un atout car elles sont prêtes à assurer cette commercialisation. L’interprofession envisage donc de réunir toutes ces associations pour échanger sur les conditions de développement de cette marque, notamment sa promotion et les prix pratiqués. Des échanges qui devraient s’avérer fructueux pour que chacun puisse bénéficier de l’expérience de l’autre en toute transparence.