La récolte 2021 des grandes cultures s’est déroulée dans des conditions difficiles à cause d’une météo particulièrement capricieuse. La pluie et la fraîcheur ont contrarié la maturation des grains et leur séchage, retardant beaucoup les moissons. Côté rendements, ils apparaissent extrêmement disparates. Certaines parcelles de blé donnent de bons rendements mais d’autres sont décevantes. Les orges ont davantage souffert tandis que les colzas s’en tirent mieux.

Météo capricieuse
Les moissons 2021 resteront dans les mémoires tant la météo de cet été est atypique. Après une fin d’hiver et un début de printemps secs, le ciel a tourné à la pluie et les précipitations se sont succédées durant la fin du printemps et pendant une bonne partie des mois de juillet et août. Ces pluies étant accompagnées de températures exceptionnellement fraîches, la maturation des grains et leur séchage ont traîné en longueur. Les cultures n’arrivaient pas à finir leur cycle avec tous les problèmes inhérents à cette situation. Les risques de maladies et de germination sur pieds ont inquiété beaucoup de producteurs. Du coup, les moissons ont pris énormément de retard, certaines parcelles de céréales n’étant toujours pas récoltées au 20 août ! Une saison totalement atypique que nous n’avions pas connue depuis bien longtemps.
Rendements des céréales
Côté rendement, on constate de grandes disparités au niveau des céréales. L’effet sol a beaucoup joué avec une inversion des logiques traditionnelles. Cette année, les sols légers comme les plateaux du Quercy blanc, ont bénéficié de leur capacité de ressuyage plus rapide et ont donné les meilleurs rendements. A contrario, les sols plus lourds de fond de vallée, conservant l’eau, ont compliqué la maturation des céréales. Les rendements sont donc très disparates en fonction des sols et de l’exposition. En blé, on trouve d’excellents rendements sur certaines parcelles et de très mauvais sur d’autres, avec toute la gamme intermédiaire entre ces deux points. En orge, cette céréale étant plus précoce, elle a davantage souffert de cette météo contrariée. Les rendements sont là aussi très variables mais dans l’ensemble décevants. Au niveau de la qualité des grains, ces conditions climatiques ont eu un impact important. Ainsi, les taux de protéines sont plutôt bons mais les Poids Spécifiques sont plus faibles.
Colza
Les colzas s’en tirent mieux avec de bons rendements dans l’ensemble, 30 à 35 quintaux/ha. Même si certaines parcelles ont connu des difficultés, la récolte a permis de consolider ces volumes. Les variétés éruciques tirent leur épingle du jeu avec de meilleurs rendements que les variétés classiques. Au niveau commercial, on note la flambée des prix du marché, conséquence d’un déficit de production au plan mondial. Une tendance haussière des prix que l’on retrouve également sur le blé.
Enfin, les cultures d’été, maïs et tournesol, ont profité à plein de cette météo pluvieuse et annoncent cette année des rendements exceptionnels. Quelles que soient les dates de semis et la précocité, toutes les variétés sont magnifiques et leur développement optimal.
Melons, début de saison compliqué
La production de melon a beaucoup souffert de cette météo pour les mises en culture précoces. Le froid a fait chuter les rendements et la consommation n’était pas au rendez-vous. Les premières récoltes de fin juin et juillet ont été vraiment difficiles. Il y avait peu de melons et peu de ventes avec des prix bas. Depuis fin juillet, la situation s’est redressée avec des prix et un écoulement correct ainsi qu’une meilleure qualité des fruits. A mi saison, les producteurs espèrent maintenant une seconde partie beaucoup plus propice avec une météo enfin au beau temps et une consommation qui tienne jusqu’au mois d’octobre. Cela permettrait de sauver le bilan global de cet été 2021.