Plus d’une centaine de lotois, et plus de 5 000 manifestants avec des tracteurs en nombre, se sont retrouvés à Clermont-Ferrand le 25 Mars dernier pour dire non au projet élevage de la future PAC.

Devant la statue de Vercingétorix, la place de Jaude était pleine. Elle était remplie de colère, d’incompréhension de la part des manifestants suite aux propositions du Ministre de l’Agriculture notamment en ce qui concerne l’élevage.
Cette proposition qui vise l’élevage avec la diminution du budget alloué aux aides couplées pour les bovins allaitants, remet en cause le modèle de l’élevage français.
Au-delà de ça, c’est la construction de cette future PAC qui est remise en cause avec peu de consultations dans la construction du Plan Stratégique National, c’est aussi l’opposition entre les éleveurs et les céréaliers. Il ne faut pas rentrer dans ces débats, il faut soutenir l’agriculture française dans sa globalité, ses spécificités, son savoir-faire. La PAC doit soutenir l’agriculture, doit lui permettre d’être compétitive, doit permettre aux agricultrices et agriculteurs de vivre de leur métier.
La colère du 25 Mars a été entendue et un rendez-vous avec le Ministre a été obtenu. Lors de cet entretien le Ministre a indiqué que le Plan Stratégique National est toujours en cours de construction mais il n’est pas engagé sur un calendrier précis. Toutefois, la prise de décisions peut aller vite (courant avril). Les hypothèses de travail diffusées par le Ministère ne restent pas à ce jour acceptables car elles ne traduisent pas une volonté de soutenir une agriculture professionnelle à la source de la production de notre alimentation. Tant sur les évolutions envisagées sur les aides couplées que sur l’accès à l’eco-régime, les conditions de maintien d’enveloppe et d’accès pour un plus grand nombre ne sont pas garanties. Le Ministre a écouté notre message. Il sait désormais précisément les conséquences que peuvent engendrer les décisions sur la PAC.
La mobilisation du réseau permet d’avoir de bonnes raisons de penser concrétiser une évolution législative sur la construction des prix au cours du printemps. La méthode décrite dans les discours doit maintenant être mise en œuvre. Sur la PAC, nous avons clairement fait prendre conscience du risque de disparition de bon nombre d’exploitations agricoles si les hypothèses actuelles du Ministère devenaient réalité.
Toutefois, rien n’est écrit dans le marbre. Si le discours va dans le bon sens, nous ne pouvons juger que les actes. La pression doit rester forte.

En fonction de l’évolution, nous serons peut-être amenés à exprimer une nouvelle fois notre ambition pour le revenu de tous les agriculteurs. S’il le faut, nous appellerons une nouvelle fois à la mobilisation. On ne lâche rien et la FDSEA / JA du Lot sera particulièrement attentive aux propositions du Ministère et de la Région.

Cette nouvelle PAC doit se donner l’ambition d’avoir des Agriculteurs nombreux, dans tous les territoires et dans toutes les productions.