Après la nouvelle épidémie d’influenza aviaire qui a ravagé le sud-ouest l’hiver dernier, la filière tente de trouver des pistes pour éviter la reprise des contaminations dans les années futures. Un problème très délicat qui remet en cause les fondements des élevages traditionnels. Alors, à quoi pourrait ressembler la filière avicole française, particulièrement dans le sud-ouest, après cette réflexion ?

Une démarche concertée a été engagée entre le Ministère de l’Agriculture, l’interprofession avicole et les représentants syndicaux des producteurs. Au centre des débats, la concentration des animaux et des élevages sur certaines zones jugées trop denses par l’ANSES. La claustration des volailles est également un point crucial. Par ailleurs, un chantier de cartographie des zones les plus vulnérables aux passages d’oiseaux migrateurs porteurs du virus est en cours de réalisation. Les sites sensibles ( couvoirs, reproducteurs, abattoirs…) sont aussi concernés. Toutes ces mesures et conclusions seront annoncées à l’issue de cette démarche de réflexion et concertation, mais les producteurs craignent déjà que ces futures restrictions renforcent leurs coûts de production comme cela avait été le cas avec les mesures obligatoires de biosécurité imposées après l’épidémie de 2017.