Les PPAM ont le vent en poupe, le marché est demandeur de produits Français et notre territoire adapté à leur production. De nombreux agriculteurs se lancent donc dans leur culture, avec plein d’interrogations. C’est pourquoi la Chambre d’Agriculture a organisé avec l’appui de Vivéa une formation spécifique pour leur permettre d’appréhender les bases de production.

On connaît bien sur la lavande, mais il y a aussi le thym, le romarin, la sarriette, la menthe, l’origan, le calendula, la verveine, l’immortelle, la sauge et bien d’autres encore. Toutes ces Plantes, regroupées au sein de la famille des PPAM, représentent aujourd’hui une véritable voie de diversification pour de nombreuses exploitations agricoles. De plus en plus de producteurs souhaitent développer un atelier autour de ces espèces. La Chambre d’Agriculture a donc organisé deux sessions de formation à leur intention début février, une à destination des producteurs souhaitant produire des plantes diversifiées et les commercialiser en circuit court, et l’autre pour les producteurs en circuit long. Chaque session était organisée sur deux journées.
Bases et techniques
Mireille Lamothe, conseillère à la Chambre d’Agriculture en charge des PPAM, a organisé ces deux sessions, en partie en salle et en partie sur le terrain avec des visites d’exploitations et des échanges avec les producteurs déjà installés. Elle a fait appel à un spécialiste national reconnu, Pierre Yves Mathonnet, pour former les participants à ces nouvelles productions et les accompagner dans leur réflexion pour la mise en place de cet atelier. Le programme était dense autour des bases techniques et agronomiques de culture car la mise en place d’une production de PPAM ne s’improvise pas. Le type de sol détermine les productions potentiellement cultivables sur l’exploitation. De la plantation à la récolte, la maîtrise des adventices est primordiale pour garantir un produit de qualité. Les techniques de lutte et les produits autorisés ne sont pas les mêmes en conventionnel ou en bio. Pierre Yves Mathonnet rappelait l’importance de connaître l’écosystème local et les relations trophiques afin de favoriser les auxiliaires de la culture. Les haies jouent par exemple un rôle important pour maintenir la faune auxiliaire. On peut aussi introduire d’autres cultures piégeant les ravageurs.
Récolte et conditionnement
Le stade de récolte va dépendre de la finalité de la culture, séchage pour bouquet, huile essentielle, herboristerie… Il est également très important de les récolter propres. Après avoir passé en revue les différents matériels adaptables pour le désherbage de ces cultures, Pierre Yves Mathonnet présentait également les différents types de matériels de récolte, avec leurs spécificités, leurs techniques et leurs résultats. Les différents équipements de distillation étaient aussi abordés. Pour les productions en herboristerie, le séchage et le conditionnement de ces produits nécessite des équipements spécifiques que les producteurs peuvent construire eux-mêmes pour certains. Il a aussi insisté sur le conditionnement et le stockage des produits, une phase importante pour assurer leur qualité. Cette formation a donné lieu à de nombreux échanges entre les participants et le formateur. Cette formation est donc une étape préalable essentielle pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans ces nouvelles cultures. D’autres sessions sont prévues, alors n’hésitez pas à vous renseigner auprès de la Chambre d’Agriculture.