La Chambre d’agriculture a organisé une journée de rencontres entre agriculteurs cédants sans successeur et jeunes candidats au métier à la recherche d’exploitations. Des échanges fructueux ont permis de libérer la parole pour apprendre à se connaître et dialoguer ensemble.

Sur notre département, de nombreux agriculteurs arrivent à l’âge de la retraite sans avoir de successeur déclaré, ou bien sont en société à la recherche de nouveaux associés. Il existe donc de réelles opportunités d’installation pour les jeunes qui souhaitent devenir agriculteur sur le Lot. Mais comment se rencontrer et apprendre à se connaître ? C’était justement l’objet de cette grande journée organisée par Le service Installation/Transmission de la Chambre d’agriculture. Une quinzaine de cédants et autant de jeunes y étaient invités pour se présenter et tenter de trouver une opportunité.
Atelier communication
La journée commençait par un atelier communication animé par Sandra Coudreau, avocate-médiatrice qui présentait les bases de la communication positive ou non violente, capable de désamorcer les conflits. Un savoir être important dans la relation entre cédants et preneurs. La transmission d’exploitation nécessite pas mal de dialogue et souvent des points de divergence, d’où l’intérêt de ne pas se fâcher et de savoir exprimer positivement ses attentes tout en comprenant celles de l’autre. Après une présentation de ces bases, elle avait organisé des petits jeux de rôles pour mettre les agriculteurs en situation et montrer les résultat de cette stratégie. Un moment ludique et formateur qui a beaucoup intéressé les participants.

Une journée fournie qui a permis de nombreux contacts

Conseillers et outils
L’équipe du service installation/transmission de la Chambre d’agriculture intervenait ensuite pour présenter les différents outils et l’accompagnement fourni par l’institution, son point accueil installation à Cahors, ses conseillères qui accompagnent aussi bien les cédants que les candidats. Un service public destiné à accueillir, informer et orienter les uns et les autres. Il dispose ainsi d’un outil de mise en relation, le Répertoire Départ Installation (RDI) où cédants et candidats peuvent inscrire leurs coordonnées et leurs attentes. Ce site national permet d’avoir une vue des offres dans tout le pays. Une fois l’exploitation trouvée, le CEFI (contrat emploi formation installation), permet au jeune de travailler pendant un an sur la ferme afin de tester la compatibilité avec le cédant et les taches au quotidien, avec possibilité de rupture sans préavis à tout moment. Enfin, le projet d’installation lui même bénéficie d’aides conséquentes, la dotation jeune agriculteur (jusqu’à plus de 50 000 €), des taux d’emprunt minorés, des taux de subvention majorés, des exonérations de cotisations, des priorités d’accès au foncier… Autant d’aides vraiment intéressantes pour ces jeunes.
Accueil renforcé
Désormais, le Département appuie également les nouveaux arrivants qui souhaitent s’installer et vivre ici à travers la démarche « Oh my Lot ». Lydie Barnabé, référente sur le Figeacois, expliquait tout ce travail d’accompagnement qu’elle réalise pour aider individuellement ces personnes à trouver un logement, une école pour leurs enfants, des loisirs… Notre département est l’un des seuls à fournir ce service gratuit à tout un chacun. Car le Lot est très vieillissant et le renouvellement des générations d’actifs est un défi majeur pour conserver les entreprises du territoire. Damien Fraysse, co-président du syndicat des Jeunes Agriculteurs expliquait également son rôle clé dans l’intégration de ces nouveaux arrivants au sein de la profession. De l’animation du milieu rural à la défense de leurs intérêts, les JA se battent au quotidien pour promouvoir leur métier et en vivre dignement. En fin de journée, Lionel Fouché remerciait tous les intervenants au nom de la Chambre d’agriculture en rappelant qu’il est nécessaire de travailler ensemble pour relever cet énorme défi qu’est le renouvellement des générations en agriculture.