L’association des retraités salariés agricoles du Lot a tenu son assemblée générale à Cahors sous la présidence d’Antoine Pellizzari. Désormais renommée « initiativ’retraite », elle entend peser sur les évolutions du statut de retraité.

L’association a changé de nom pour devenir « Initiativ retraite » et en a profité pour toiletter son fonctionnement afin de s’aligner sur sa fédération nationale. Celle-ci est un membre actif de la Confédération Française des Retraités qui est la plus grande instance représentative des retraités Français et pèse donc sur les décisions réglementaires prises par les pouvoirs publics. Et les sujets d’actualité ne manquent pas pour cette catégorie sociale très nombreuse et en développement constant. On peut entre autre citer la future réforme des retraites, la création de la branche dépendance au niveau national, les schémas autonomie mis en place sur les départements, la réflexion sur le rôle et la place des retraités au cœur même de notre société. L’association Initiativ retraites 46 compte bien apporter sa pierre à cet édifice aujourd’hui en forte évolution.

L’association a changé de nom pour devenir « Initiativ retraite »

Repenser le rôle des seniors
Dans son rapport moral, le président Antoine Pellizzari, insistait sur la nécessité de repenser le rôle fondamental des retraités au cœur de notre société. Loin d’être inactifs, assistés voire privilégiés, comme ils sont parfois qualifiés, les retraités entendent démontrer qu’ils contribuent au contraire activement aux liens sociaux et aux activités économiques du pays. Plus de la moitié d’entre eux font du bénévolat associatif et beaucoup sont des voyageurs sans lesquels la filière touristique ne pourrait pas vivre. Enfin, ils jouent également souvent le rôle de soutien ou d’appui familial aux plus jeunes. Le délégué régional du réseau, Francis Rousseau, présentait d’ailleurs des chiffres qui prouvent que les retraités ne sont pas des nantis et qu’on ne doit pas les opposer aux jeunes.
Fin de vie
Le gouvernement a entériné le projet de loi « grand âge et autonomie » qui institue la création d’une nouvelle branche renforcée de la sécurité sociale. Notre département est particulièrement concerné par cette évolution car c’est le plus âgé de France avec la Creuse. En 2030, le Lot comptera
71 000 retraités dont 6100 dépendants, selon les prévisions démographiques. Parmi les propositions clés, on peut citer un plan de prévention de la perte d’autonomie, la revalorisation des métiers d’assistance, l’amélioration du taux d’encadrement en structure, les congés pour les aidants, la mise en place de financements. Il faudra ainsi repenser le fonctionnement des EHPAD pour en faire de véritables acteurs du territoire travaillant avec les professionnels de santé et les acteurs locaux. De même, le futur schéma autonomie qui sera adopté par le Département devra répondre aux trois enjeux, la prévention de la perte d’autonomie, l’approche inclusive et le maintien à domicile, et le soutien aux aidants. Un vrai défi à la fois social et solidaire pour préparer la fin de vie de ces personnes de plus en plus nombreuses sur notre territoire.