Mathilde Galès s’est installée sur un atelier de veaux de boucherie à Saint Cirgues. Elle est satisfaite de ses résultats aussi bien techniques qu’économiques, tout en appréciant les conditions de travail.

Fille d’agriculteur du Cantal, Mathilde Galès ne se destinait pas à l’agriculture. Après avoir obtenu un diplôme d’aide médico-psychologique, elle trouve facilement du travail dans plusieurs instituts dont l’hôpital de Leyme où elle est titularisée. Mais après une dizaine d’années, l’évolution du travail ne lui convenait plus et elle souhaitait se convertir « j’en parlais souvent avec mon mari qui est entrepreneur de travaux agricoles. L’élevage me tentait. Puis une opportunité est apparue, un voisin partant à la retraite souhaitait vendre son bâtiment de veaux de boucherie. Alors pourquoi pas le racheter et m’y installer ?… »
Installation
Prudente, elle commence par aller voir plusieurs éleveurs de veaux afin de discuter du travail et de la rentabilité de ce type d’atelier. Elle demande également conseil auprès du technicien de la Chambre d’Agriculture, Jean-Christophe Labarthe. Elle décide finalement de tenter l’aventure et le rachète fin 2018 « j’ai investi dans ce bâtiment et dans des équipements facilitant le travail, un taxilait et une machine à fibres. J’ai aussi dû mettre les cases aux normes collectives, et ajouter des volets d’aération. J’ai donc emprunté pour financer tout cela… »
Mathilde choisit de travailler avec l’entreprise Sobeval qui lui livre les veaux, les aliments, lait, fibres et paille. Elle détient 192 places et consacre trois à quatre heures par jour à l’élevage « la Sobeval est mon interlocuteur unique, ce qui est très pratique. Leur technicien passe chaque semaine pour vérifier l’état des animaux, la consommation d’aliments, les stocks. Leur vétérinaire passe également tous les mois, je suis donc très bien encadrée par une équipe vraiment professionnelle… »
Bons résultats
Elle bénéficie d’un contrat sur quatre bandes, soit un peu plus de deux ans. Les veaux restent en moyenne 175 jours qui sont suivis de trois semaines de vide sanitaire avec nettoyage et désinfection « ce contrat est sécurisant car Sobeval me verse un acompte mensuel puis la régularisation en fin de bande. Cette rentrée de trésorerie me permet de rembourser mon emprunt tous les mois. J’apprécie ce travail d’élevage et j’ai de bons résultats techniques, poids des carcasses, couleur, indices de consommations, frais vétérinaires maîtrisés. Je suis donc satisfaite de la marge de l’atelier. Au niveau des conditions de travail, les équipements modernes me facilitent la tache et l’activité est donc peu pénible. Pour le nettoyage entre deux bandes, je fais appel à un prestataire extérieur spécialisé car c’est un peu plus délicat. A 33 ans, je suis donc satisfaite de m’être installée sur cette production qui offre de réelles opportunités… »
Résultats lotois
En 2019, 104 élevages lotois (2 700 en France) détiennent un élevage de veaux de boucherie pour un total de 22 653 places et 31 826 veaux abattus (1,06 millions en France).