Le président du sénat, en visite sur le Lot, s’est entretenu avec les responsables agricoles, Christophe Canal, Karen Serres, Martial Brouqui et Julien Vielcazal pour aborder les problèmes du secteur.

Les responsables professionnels ont pu rencontrer le président du Sénat, en visite sur le Lot à l’invitation du député Aurélien Pradié. Une entrevue qui s’est tenue sur le causse, lieu central de notre production ovine. Ils lui ont fait remarquer que c’est un terroir de prédilection pour l’élevage moutonnier et que cette filière présente de nombreux atouts, tant au niveau de l’aménagement de l’espace que de la préservation de la biodiversité ou de la qualité de cette production. Elle fait également vivre de nombreux agriculteurs et tous leurs fournisseurs de services. La profession a donc déposé un plan de relance de la filière pour la redynamiser de l’amont jusqu’à l’aval. Elle compte sur son acceptation par Paris. Profitant de l’entrevue, le dossier de la future PAC en négociation à Bruxelles a également été discuté. La profession a alerté Gérard Larcher sur le risque lié à l’utilisation de photos satellite de télédétection pour identifier l’admissibilité des surfaces pastorales (LIDAR). Si cet outil s’avère incapable de reconnaître les landes, parcours ou sous-bois pâturés, le Lot pourrait perdre très gros. La profession attend donc les résultats de son expérimentation dans les Hautes Alpes et demande soit son abandon en cas de mauvais résultats, soit de le retester sur le Lot avant tout déploiement national. Autre sujet abordé, l’irrigation, avec l’extrême difficulté à constituer de nouvelles réserves d’eau malgré des besoins croissants. Une situation de blocage que la profession veut lever. Elle a fait des propositions concrètes pour assouplir les règles administratives mais aussi renforcer l’utilisation des réserves existantes, et compte sur le bon sens des dirigeants pour les adopter. Cette discussion a aussi permis d’aborder les autres sujets sensibles comme la mise en place des énergies renouvelables pour lesquelles les agriculteurs sont prêts à s’engager mais qui se heurtent souvent à des oppositions très virulentes.