• septembre 28, 2022
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Cahors : FDSEA et JA rencontrent la nouvelle Préfète

Cahors : FDSEA et JA rencontrent la nouvelle Préfète

Les représentants de la Fdsea et des ja, emmenés par Alain Lafragette et Julien Viecazal, ont rencontré la nouvelle Préfète du Lot, Mireille Larrède, pour aborder les sujets chauds de cette rentrée, notamment la sécheresse, la flambée des charges et les dégâts de gibier.

A peine installée dans ses nouvelles fonctions, Mireille Larrède a reçu les responsables des deux syndicats le 19 septembre à la préfecture. C’était la première prise de contacts avec au menu plusieurs dossiers chauds voire brûlants du monde agricole. Il faut dire que rarement rentrée n’aura été aussi percutée par l’accumulation des nuages noirs sur les filières agricoles. La conjoncture de cette fin d’année 2022 cumule beaucoup de problèmes lourds qui touchent quasiment l’intégralité des paysans Lotois. Face à cette crise profonde, les responsables syndicaux craignent une décapitalisation des exploitants, voire l’abandon pur et simple du métier, un message d’alerte qu’ils ont transmis de façon appuyée à la représentante de l’État.

Sécheresse et réserves d’eau

La sécheresse était le premier sujet abordé avec son niveau exceptionnel et ses conséquences dramatiques sur les réserves fourragères et les rendements des cultures d’été. Alors que vont débuter les enquêtes de terrain pour la demande de reconnaissance calamité, les responsables professionnels ne comprennent pas que la commission nationale d’agrément ne se réunisse que fin décembre ou début janvier. Ils souhaitent une réponse plus rapide. Ils ont également abordé l’éternel problème de la zone Bouriane, une incongruité de ce zonage! La préfète a reconnu ce problème et promis d’appuyer toute demande de compensation. En ce qui concerne l’irrigation, élément qui apparaît désormais vital pour nombre d’exploitations, les réserves d’eau deviennent stratégiques. Le Directeur Départemental du Territoire insistait sur la nécessité de réussir le programme expérimental actuel de curage et consolidation des retenues existantes, gage du bien fondé des demandes professionnelles.

Flambée des charges

Cette rentrée est aussi exceptionnelle par l’envolée des prix des engrais, des carburants ou des aliments du bétail. On constate ainsi que très peu d’agriculteurs ont acheté leur stock d’engrais pour la prochaine saison. La profession déplore le manque de hausse des prix des productions pour y faire face. Elle demande par exemple l’ouverture d’un troisième round de négociation sur le prix du lait avec la grande distribution. Elle note par ailleurs la cruelle insuffisance des aides compensatrices octroyées par France Agri Mer. Dans ce contexte, certains exploitants risquent de décapitaliser ou d’arrêter l’activité, ce qui nous conduit droit vers des pénuries de produits. Julien Vielcazal soulignait la grande difficulté à s’installer dans ces conditions. Il craignait une chute du nombre de candidats pour l’avenir.

Enfin, la recrudescence des dégâts de gibier était abordée. Certaines régions du département ont des populations de sangliers manifestement trop importantes et les agriculteurs souhaitent que les chasseurs les régulent mieux. La profession demande également la neutralité des experts qui évaluent les dégâts. Une rencontre avec les responsables de la Fédération Départementale des chasseurs doit permettre d’éclaircir ces problèmes. Quant au loup présent sur le causse central, les responsables professionnels ont renouvelé leur alerte « sa présence n’est pas compatible avec le mode d’élevage ovin local ! ». La préfète a demandé pour sa part aux éleveurs de travailler la protection de leurs troupeaux.