• juillet 21, 2023
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Orages à répétition : Gros dégâts sur les cultures du Quercy Blanc

Orages à répétition : Gros dégâts sur les cultures du Quercy Blanc

Les orages à répétition du mois de juin, particulièrement les plus violents des 20 et 21 juin, ont causé de très gros dégâts sur les parcelles du Quercy blanc. Ravinements, coulées de boue et inondations ont détruit de nombreuses parcelles de cultures d’été.

 

Notre département a subi les assauts du ciel depuis la fin du mois de Mai. Les orages à répétition se sont accompagnés de pluies diluviennes et parfois de grêle avec de graves conséquences sur les cultures d’été. Les communes des cantons de Lalbenque, Castelnau-Montratier et Montcuq ont été les plus touchées. Il est tombé jusqu’à 220 mm de pluie par endroit, ce qui a saturé les sols d’eau et provoqué d’énormes ruissellements, des ravinements et coulées de boue qui ont emporté les cultures en place. Les parcelles les plus touchées sont les cultures de melons et d’ail, mais aussi de tournesol, maïs, soja et autre cultures d’été. Des cumuls de pluies sans précédent ont emporté la terre des coteaux vers les bas de champs, les fossés et les ruisseaux, noyant toute la végétation sur leur passage. On note également quelques violentes averses de grêle très locales qui ont aussi causé des dégâts sur les fruits et les cultures. La grêle qui a également frappé en d’autres endroits du département comme à Bélaye, Lissac et Mouret ou Lamagdelaine.

 

Première enquête terrain

Une équipe de la Direction Départementale Des Territoires a réalisé une première enquête terrain le vendredi 23 juin sur le Quercy blanc. Elle s’est rendue successivement chez Frédéric Deilhes à Belfort du Quercy, Olivier Resseguier à Flaugnac, Sébastien Brugidou à Castelnau-Montratier et Christian roux à Castelnau-Montratier. Ces agriculteurs ont expliqué le déchaînement des orages avec tornades de vent et pluies diluviennes. Ils ont montré les gros dégâts occasionnés sur leurs parcelles. Partout, on constate les ravages des fortes précipitations qui ont raviné les terres agricoles et emporté la couche superficielle du sol vers les points bas des champs puis les fossés et les ruisseaux. Frédéric Deilhes témoigne « sur mes parcelles de melon et de potimarrons, toutes les parties basses sont perdues. Impossible de replanter dans ces vasières… ». A Flaugnac, Olivier Resseguier compte ses pertes « une grosse partie de mes melons et de mon ail sont fichus ! Nous tentons de sauver ce qu’on peut mais la perte est énorme et j’ai de grandes superficies qui sont complètement envasées et que je ne peux plus utiliser. Pour moi, la saison est déjà gravement compromise… ». Dans la vallée de la Barguelonne, Sébastien Brugidou a perdu 5 ha de melons « il a tellement plu que la nappe phréatique de la Barguelonne affleure sur toutes mes parcelles, noyant mes cultures ! Le maïs a aussi souffert, l’engrais étant lessivé vers le ruisseau. Les pertes sont considérables… ». Quant à Nicolas Roux, il souligne « pour nous, c’est la double peine car nous avions déjà pris la grêle fin mai, avec des impacts importants sur nos melons et notre blé. Les melons nus sont totalement invendables, ceux sous tunnel perdus à 50 %… »

 

Pas d’assurance !

Aucun producteur de melon n’est assuré, tout simplement parce qu’aucun assureur n’accepte de couvrir ce risque évalué trop important. Chaque agriculteur doit donc assumer seul ce type de sinistre. Dans la nouvelle configuration de l’assurance récolte en vigueur depuis cette année, la solidarité nationale n’entre en vigueur qu’au delà du seuil de perte de la culture de 50 %. Pour aller chercher cette indemnisation, l’agriculteur doit donc pouvoir justifier au moins de 50 % de perte. Par conséquent, il convient d’attendre la récolte pour faire les comptes. Néanmoins, les indemnisations prévues seront loin de compenser les pertes réelles subies sur les exploitations. Enfin, les équipements publics n’ont pas été épargnés par ces intempéries. Les routes ont particulièrement souffert, beaucoup de tronçons étant recouverts par la terre. Les fossés sont également remplis et les talus en mauvais état. Les communes vont devoir supporter de gros travaux de réhabilitation pour remettre tout ce réseau routier en conformité.

 

 

Travaux d’urgence en cours d’eau :une procédure simplifiée rappelée par la DDT

Suite aux nombreux orages des semaines passées, la DDT rappelle qu’une procédure de travaux d’urgence existe. L’enlèvement des embâcles et le dégagement peut se réaliser sans procédure administrative, sur simple information préalable à l’adresse suivante :ddt-sefe@lot.gouv.fr

Le mail devra indiquer :

  • la localisation des travaux,
  • le descriptif des travaux à engager (linéaire, type d’embâcles…)
  • quelques photos avant et après les travaux qui peuvent facilement être prises avec un smartphone.

Il est important de ne pas dessoucher les arbres et de ne pas pénétrer directement avec un engin dans le lit du cours d’eau. Pour tout autre travaux (curage, restructuration de berges…), nous rappelons qu’il existe un guide complet départemental que vous pouvez trouver à :https://www.lot.gouv.fr/les-travaux-d-entretien-r4276.htmlfr