• août 8, 2023
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Elvea nord Midi-Pyrénées Lozère : Tassement de l’activité

Elvea nord Midi-Pyrénées Lozère : Tassement de l’activité

Cette assemblée générale se tenait à Figeac

 

L’association des éleveurs a tenu son assemblée générale le 30 juin à Figeac sous la présidence de Guillaume Lutrand. La production continue de se tasser aussi bien en bovin qu’en ovin.

 

La section bovine comptait 352 élevages en 2022 et 58 négociants, abatteurs et bouchers partenaires. Le cheptel moyen est de 70 vaches par exploitation, 97 % des éleveurs détenant un troupeau en race pure (45 % Limousin, 40 % Aubrac, 9 % Blonde d’Aquitaine, 2 % Charolaise,0,85 % Salers et le reste en croisés). Le rapport d’activité montre que la production de broutards progresse de plus en plus au détriment du veau d’Aveyron et du veau sous la mère qui régresse sérieusement. Les prix augmentent nettement, une hausse générale du marché que l’on retrouve dans toutes les catégories, à l’exception des veaux sous la mère, cette filière se retrouvant en difficulté. Les signes officiels de qualité continuent de jouer leur rôle, les principaux labels rouges étant ceux de l’IRVA, Blason Prestige Limousin et Boeuf Fermier Aubrac.

 

Ovins

En production ovine, on note également un tassement avec 84 éleveurs adhérents, soit 6 de moins qu’en 2021. Le cheptel s’effrite, restant concentré sur l’Aveyron et le Lot. Le cheptel moyen de brebis s’élève à 337, il est plus haut sur le Lot en élevage viande, l’Aveyron étant tourné vers la brebis laitière. Le collège acheteur est composé de 19 négociants dont 4 adhérents au CIPAM pour le label rouge « lou paillol », 2 à l’ODG REGAL pour l’IGP Aveyron agneau laiton et 3 à l’ODG de l’agneau fermier du Quercy. Le président de cette dernière, Jean Claude Goudoubert, s’est félicité d’avoir rejoint ce collège des acheteurs, soulignant que la filière recherchait de nouveaux éleveurs pour conforter ses débouchés et l’abattoir ovin de Gramat. Les prix de vente sont en nette hausse, poursuivant leur progression depuis 2019. Une tendance qui se poursuit sur le premier semestre 2023.

 

Conjoncture

Le président, Guillaume Lutrand, soulignait que l’année 2022 a été marquée par la terrible sécheresse qui a généré des problèmes fourragers et contribué à la contraction du cheptel. Le marché de la viande est donc resté tendu, d’où la hausse des prix. Il se disait néanmoins inquiet pour la filière veau sous la mère qui continue de reculer. En fin d’assemblée, le responsable du GDS Lot, Jean Jacques Evard, intervenait sur le concept de l’approche globale en santé animale. Il précisait que la méthode a fait ses preuves sur de nombreux départements. Elle consiste à évaluer l’état de santé des animaux au moyen de mesures de bioélectronique (analyse des urines, du sang, des déjections, du colostrum, du lait, mais aussi des végétaux et du sol). On en déduit leurs manques ou leurs déséquilibres que l’on rectifie par des apports alimentaires. Cela répond aux attentes du vivant et bénéficie à tout le cheptel, et donc au bien être de l’éleveur. Ces analyses montrent que les animaux sont souvent déshydratés ou en hypoglycémie. Il faut donc faire attention à leur accès à l’eau et à une alimentation suffisamment riche en sucres.