• juin 17, 2024
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Biodiversité : Epiterre et Medef liés pour quatre années supplémentaires

Biodiversité : Epiterre et Medef liés pour quatre années supplémentaires

La présidente d’Epiterre, Christiane Lambert et le président du Medef, Patrick Martin ont renouvelé le 21 mai à Gourgançon (51) la convention qui les lie depuis 2020, pour cinq années supplémentaires. Une signature réalisée en présence du secrétaire général de la FNSEA, Hervé Lapie et du président de la fédération départementale de la chasse de la Marne, Jacky Desbrosse. 

 

C’était un retour aux sources pour la présidente d’Epiterre, Christiane Lambert et une découverte pour son homologue du Medef Patrick Martin. Quatre ans après avoir planté les premiers mètres d’une haie à Gourgançon avec Geoffroy Roux de Bézieux prédécesseur de Patrick Martin, l’actuelle présidente du Copa a pu constater qu’elle avait très bien poussé, que pas un seul arbrisseau ne manquait à l’appel et surtout ce que cet immense linéaire de plusieurs centaines de mètres réalisait très bien sa fonction : protéger et multiplier la diversité. Au total, ce sont plus de quatre kilomètres de haies qui ont été implantées pour compenser, en partie, le bilan carbone et biodiversité de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF) qui se déroule chaque année aux portes de Paris, à Longchamp. Fort d’un bilan positif, les deux organisations ont décidé de renouveler leur partenariat pour cinq années supplémentaires dans une convention couvrant la période 2024-2028. Aux termes de celle-ci, il est prévu des actions agroécologiques au cœur des vignes et des oliveraies de l’Hérault mais également en outre-mer, aux abords de champs de vanille du département de la Guadeloupe.

 

Système vertueux 

« Nous partageons tous cet objectif de biodiversité et nos actions ne sont pas que symboliques », a indiqué Patrick Martin soulignant « la notion et le devoir d’exemplarité pesant sur nos organisations ». Epiterre qui a déjà noué une trentaine de partenariats de ce type entend poursuivre son développement et sa présidente qui se réjouit des actions entreprises a insisté sur la notion de temps long pour irriguer les consciences et constater les progrès réalisés. Ce qu’a confirmé Solène Allart-Destreil, ingénieure Aménagement et Agrifaune à la Fédération départementale des chasseurs de la Marne. L’implantation d’une haie réclame préalablement une analyse de sols. « Ici dans la Marne, dans un sol calcaire, on ne va pas faire pousser un châtaigner. Les sept essences retenues, parmi lesquelles des aubépiniers et des noisetiers, sont à croissance assez lente. Mais elles permettent aux insectes de se développer ». Ceux-ci attirent le petit gibier (faisans, perdreaux notamment) et sont « très utiles aux juvéniles. Car les trois premières semaines, ils ne se nourrissent que d’insectes », a rappelé Alexandre Martel, agriculteur marnais. La faune sauvage, en particulier les oiseaux, permet de limiter significativement la prolifération d’insectes ravageurs de cultures et ainsi diminuer l’utilisation de produits phytosanitaires. « La haie permet également de capter le carbone dans les feuilles à travers la photosynthèse et aussi dans le système racinaire », a ajouté Solène Allart-Destreil. Les haies champêtres luttent également contre l’érosion des sols en fixant la terre en cas de fortes précipitations. Chacun y trouve donc son compte. « Un système vertueux de A à Z », a résumé le président du Medef.

 

©Photo : ActuAgri