- octobre 30, 2026
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Débroussaillement : quelles obligations pour protéger les forêts lotoises ?
Les bois et forêts du Lot sont considérés comme particulièrement à risque pour les incendies. Le débroussaillement apparaît comme un moyen de limiter la propagation des feux. Le département déploie des actions et des règles de débroussaillement pour protéger les massifs forestiers lotois.
Le débroussaillement vise à réduire les végétaux autour des bâtiments pour protéger les personnes, les biens et la nature des risques incendie. Il se distingue d’une coupe rase ou d’un défrichement. “Lorsqu’on débroussaille, la vocation forestière ne se perd pas, alors que le défrichement consiste à couper, dessoucher et transformer”, explique Olivia Magnoux, chargée de mission Défense des forêts contre les incendies (DFCI) à la Direction départementale des territoires (DDT). Le débroussaillement permet de ralentir la propagation d’un feu, de limiter son accès aux zones inflammables des constructions et de faciliter le travail des pompiers. Olivia Magnoux rappelle : “Le Lot est le seul département d’Occitanie où l’ensemble des bois et forêts sont classés particulièrement à risque pour les incendies.” D’après elle, cela s’explique par différents facteurs tels que “la température élevée”, la “sensibilité de la végétation”, la “surface forestière” (50 % du département) ou encore la “fréquentation touristique”. Les petits chemins et les terrains en pente font aussi du Lot un département parfois peu accessible pour les pompiers. Dans ces conditions, le débroussaillement apparaît comme nécessaire.
Un plan de protection des forêts
“L’Etat a des obligations concernant les départements à risque incendie. D’abord, l’élaboration d’un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PPFCI). Il est en cours de préparation pour le Lot et nécessite la collaboration de nombreux acteurs : département, SDIS, ONF, CNPF, CA, chargés de mission en charte forestière. « Il s’agit de mettre en place une stratégie sur les dix prochaines années, en termes de surveillance des massifs forestiers, d’identification des besoins locaux en équipement, de communication et d’aménagement des territoires pour permettre l’accès des camions citernes”, détaille Olivia Magnoux. L’État a également le devoir d’informer et de prévenir les risques, notamment à travers la définition du cadre réglementaire des Obligations Légales de Débroussaillement (OLD) avec des arrêtés préfectoraux. Elles s’adressent aux propriétaires de constructions, chantiers ou installations de toute nature avec une activité humaine, une valeur vénale et risque intrinsèque de départ de feu, situés à moins de 200 mètres des massifs forestiers.
Comment débroussailler ?
Le débroussaillement doit être d’une profondeur de 50 mètres autour des constructions hors zone urbaine. Olivia Magnoux précise : “Les agriculteurs sont concernés autour de leurs bâtiments. Cependant, s’ils ont une parcelle en friche sans construction, les OLD ne rendent pas le débroussaillement obligatoire.” Concrètement, il s’agit de couper ou broyer la végétation basse régulièrement, couper les arbustes sous couvert d’arbres, couper les branches situées à moins de 2 mètres du sol, supprimer les haies à moins de 5 mètres des massifs forestiers, maintenir un passage de circulation de 4 mètres de haut et 4 mètres de large pour les voies privées, assurer une protection renforcée dans un rayon de 3 mètres autour de la construction. Enfin, il est interdit d’avoir une haie à moins de 3 mètres d’une construction et à moins de 5 mètres d’un massif forestier.
