Les conditions climatiques de cet hiver sont plus douces que les normales de saison. Réalisez dès que possible le 1er apport azoté en février.

Estimer vos besoins en azote par la méthode du bilan azoté
L’agriculteur doit se fixer un objectif de rendement compatible avec le potentiel réel de la parcelle en se basant sur la moyenne des rendements des cinq dernières années. Il faut ensuite estimer les fournitures d’azote du sol (minéralisation de l’humus, l’azote disponible des apports organiques, minéralisation des résidus de récolte et reliquat azoté sortie hiver). Les azotés viendront équilibrer le bilan. Le plan prévisionnel de fumure peut être réalisé sur papier ou sur informatique, il est obligatoire pour les parcelles en zone vulnérable
La mesure ou l’estimation du reliquat azoté est la base de la méthode du bilan. Elle permet d’estimer au plus juste la dose d’azote à apporter en fonction du potentiel de la parcelle.
Il est ensuite intéressant de pouvoir évaluer l’état de la nutrition azotée en cours de culture, afin de vérifier que l’estimation de la dose à la sortie de l’hiver était bien adaptée au potentiel de la parcelle. Un complément d’azote peut ainsi être préconisé par l’utilisation d’un outil de pilotage, mais il peut également s’avérer inutile. On évite ainsi la sur-fertilisation, le risque de verse des céréales, et des dépenses inutiles. Plusieurs outils permettent d’ajuster, en cours de végétation, la dose préconisée par la méthode du bilan. Pour plus de renseignements, contacter votre technicien.