La Guadeloupe en alerte et 1ère déclaration sur sangliers en Allemagne. Les autorités préfectorales de Guadeloupe sont sur le pied de guerre pour tenter d’empêcher l’introduction, dans l’archipel, de la peste porcine africaine, détectée fin juillet en République dominicaine. Car ce virus, non transmissible aux humains, tue les porcs.

C’est une véritable menace pour les élevages de porcs dans toute la Caraïbe… La peste porcine africaine, qui avait disparu du continent américain depuis près de quarante ans, a été détectée il y a quelques semaines en République dominicaine. Les services vétérinaires de la zone redoutaient et surveillaient son retour depuis plusieurs années.
Le 28 juillet dernier, la République dominicaine a déclaré officiellement la présence du virus sur son territoire, avec des milliers de cas relevés alors dans onze des 32 provinces du territoire, principalement dans des élevages domestiques. Et selon les analyses des échantillons réalisées dans les laboratoires du département de l’Agriculture des Etats-Unis, il s’agit d’une souche particulièrement virulente.
Les voyageurs mis en garde
En Guadeloupe, les autorités mettent donc tout en œuvre pour contrer cette maladie porcine. Un plan d’action est mis en place actuellement par la préfecture. Il se décline pour l’heure en deux axes. Le premier est préventif, avec un renforcement des contrôles aux frontières, afin que le virus ne soit pas introduit sur notre territoire.
Car la maladie risque d’y entrer essentiellement par le biais d’aliments contaminés : des produits à base de viande de porc, souvent présents dans les bagages des voyageurs. Or, le virus de la peste porcine africaine est très résistant : il survit à la salaison, à la fumaison, et même à la congélation. Et quand les déchets de cuisine (le reste d’un sandwich au jambon par exemple…) sont utilisés pour nourrir les cochons, ceux-ci se retrouvent infectés et propagent le virus auprès de leurs congénères. Le message est donc le suivant : si vous revenez de Saint-Domingue ou de Port-au-Prince, ne rapportez aucune denrée alimentaire, en particulier d’origine animale, ce qui est d’ailleurs interdit.
1ères déclarations de foyers domestiques en Allemagne

  • 1 920 cas déclarés au 18/08/2021
    Le laboratoire allemand de référence pour la FPA a confirmé les 15 et 16/07/2021 (suspicions le 12 et le 15/07/2021) l’apparition des 3 premiers foyers domestiques sur le territoire allemand.
    Ces cas sont géographiquement distants de plus de 100 km (source : FLI le 15/07/2021) :
    – Dans la zone nord, dans la circonscription du Märkish-Oderland, au sein d’une première exploitation comptant 2 porcs, dans une zone blanche jusque-là exempte de FPA,
    – Dans la zone sud, dans la circonscription de Spree Neisse, au sein d’une ferme biologique de 313 porcins située dans une « zone coeur » de contamination des sangliers. Ce foyer a été identifié dans le cadre de la surveillance active chez une truie retrouvée morte.
    – Un 3e foyer domestique a été déclaré le 17/07/2021 dans la circonscription du Märkish-Oderlanddans un élevage de 4 porcs.
  • Principales mesures de gestion :
    – Élargissement des zones de restriction
    – Construction de clôtures
    – Recherche de cadavres de sangliers (utilisation de drones)
    – Piégeage.
    La situation en Belgique reste plutôt favorable, en effet le risque est devenu négligeable.
    Attention toutefois à une réintroduction maintenant plus lié à la situation en Europe de l’est.
  • Risque pour la France (métropole) :
    – depuis le 20/11/2020 : menace essentiellement liée aux activités humaines à risque (source Europe de l’Est et Asie)
    – Risque homogène sur le territoire.
    – Une vigilance accrue doit être menée dans les caraïbes.

GDS